♾️ Tout est un, tout est maintenant

À pratiquer... 🧘🏻‍♂️

Bonjour à toutes et à tous,

La conscience se déploie à l’infini, et nous pouvons l’appréhender à travers deux mouvements complémentaires, profondément intriqués.

Il y a d’abord celui qui nous ramène à l’unité, à cette perception intime que rien n’est séparé, que la vie circule en vous avec la même force qu’elle circule partout ailleurs dans l’univers.

Puis, à partir de cette unité, peut naître un mouvement créateur plus personnel, concrètement incarné dans notre existence, lorsque nous laissons une direction intérieure se clarifier à travers notre cheminement de conscience, notre état d’être et nos actions quotidiennes.

Ces deux dynamiques ne s’opposent pas, l’une ancre, l’autre oriente.

Lorsque vous reconnaissez que vous êtes déjà relié au vivant, à la conscience avec un grand “C”, vous n’avez plus besoin de forcer le futur. Vous apprenez à vous accorder à lui, à laisser émerger ce qui cherche à se manifester depuis un espace d’ouverture plutôt que de tension.

Vous découvrez alors pleinement le seul espace qui puisse réellement être vécu : l’instant présent, libéré de l’empreinte du passé, sans que celui-ci ne vienne limiter l’expression de votre potentiel véritable.

Aujourd’hui, je vous invite à ressentir ces deux dimensions : la présence qui embrasse le tout, l’infini dans l’instant,

et la direction consciente qui se déploie naturellement à partir de cette présence, comme le prolongement évident de notre être.

Bonne écoute et belle lecture.

Programme :

  • 🔊 De vive voix : L’unité dans l’infini présent, au-delà des mots et des concepts.

  • ❓ Nos échanges : En visualisation, dois-je imaginer seulement le résultat final ou aussi les étapes du chemin ?

  • 💬 Une citation de Thich Nhat Hanh pour réfléchir.

🔊 De vive voix

L’unité dans l’infini présent, au-delà des mots et des concepts.

Nous avons souvent cherché à l’atteindre, comme s’il s’agissait d’un objectif spirituel, d’un point d’arrivée. Mais ce que nous cherchons n’est pas plus loin que ce que nous vivons déjà. L’unité n’est pas un lieu où aller, c’est une manière d’habiter pleinement ce qui est, un état d’être.

Ce que l’on nomme « intérieur » ou « extérieur », « moi » ou « le monde », ne sont pas deux réalités opposées. Ce sont les expressions d’un même champ de conscience. Une seule vie, qui prend une multitude de formes pour s’expérimenter elle-même.

Lorsque nous sommes pleinement présents, cette évidence ne se pense pas, elle se révèle. L’arbre que vous observez, l’air qui entre et sort de vos poumons, la personne que vous croisez dans la rue… rien de tout cela n’est séparé de vous. Ce n’est pas « vous » d’un côté, et « le monde » de l’autre. C’est un seul et même mouvement, une seule présence qui se manifeste sous des visages différents.

Le mental aime catégoriser et comparer pour établir des repères. Il place « le sacré » d’un côté, « le quotidien » de l’autre. Mais la conscience n’a pas besoin de ces constructions, car elle inclut tout, sans effort et sans préférence.

L’unité ne se vit pas dans la compréhension, elle se vit dans l’expérience directe. Elle se reconnaît dans le silence, la contemplation, l’émotion, dans un moment de respiration consciente, dans l’absence de distance entre celui qui perçoit et ce qui est perçu…

Ce n’est pas une vision mystique « extraordinaire », ni un état réservé à des « élites spirituelles ». C’est ce qui demeure lorsque les voiles de l’ego se dissolvent. Quand il n’y a plus besoin d’analyser ni de commenter, mais simplement cet espace vivant qui ressent, sans séparation.

Dans cet espace, tout se relie. Il n’y a plus d’effort, plus d’objet à atteindre qui serait séparé de nous. Seulement une lucidité bouleversante, une simplicité radicale qui ramène à l’essentiel, une foi au sens le plus dépouillé du terme.

Je vous propose de continuer à explorer cet espace, et de laisser résonner en vous ce qui fait sens à travers ces quelques mots partagés avec l’un de mes élèves, lors d’un échange autour de la notion d’infini et de notre place dans ce mouvement incommensurable.

Bonne écoute.

❓ Nos échanges

Question : En visualisation, dois-je imaginer seulement le résultat final ou aussi les étapes du chemin ?

Visualiser, ce n’est pas rêver un avenir hypothétique, ni forcer un futur à apparaître. C’est habiter, ici et maintenant, la fréquence de ce que l’on choisit d’incarner. À chaque pensée nourrie, chaque émotion ressentie, chaque action effectuée, nous projetons une réalité. Et très souvent, cette projection est inconsciente et porte les traces de nos peurs, de nos blessures, et des mémoires du passé.

Mais lorsqu’une intention claire émerge, qu’elle est ressentie intensément, qu’un futur choisi consciemment parmi les possibles est vécu au présent, et que ce processus interne est ritualisé dans une pratique régulière, les choses commencent à s’aligner, parfois très rapidement. La visualisation devient alors une voie majeure de manifestation consciente.

Il est tout à fait possible de voir l’image d’un accomplissement futur. Mais pour qu’elle soit réellement intégrée, il est essentiel d’y associer des scènes proches et réalisables entre aujourd’hui et quelques années. Entre un et trois ans, et jusqu’à cinq ans, constitue une temporalité juste pour ce type de processus. Le système nerveux a besoin de points d’appui tangibles pour ne pas se perdre dans l’abstraction.

Visualiser un futur trop lointain peut créer une distance intérieure, alors que des images simples, réalistes, vécues comme déjà accomplies, permettent au corps d’entrer dans un autre état, de se souvenir du futur.

Chaque scène visualisée devient un rituel, un espace dans lequel tu explores une version de toi déjà alignée. Ce qui compte, c’est la vibration qui s’en dégage pour informer ton système de ce que tu es prêt à devenir, et informer le champ que tu es disponible à rencontrer telle ou telle ligne de temps.

Il n’y a pas de règle figée. Il faut suivre son intuition profonde, son cœur. Certaines scènes peuvent évoluer, d’autres revenir comme des repères stables, d’autres encore apparaître ou disparaître à mesure que la personnalité, et donc la réalité personnelle, évolue. Ce qui importe, c’est la cohérence intérieure, la fidélité à cette version de toi qui appelle à se manifester, et l’action concrète quotidienne.

Les moments les plus propices sont souvent les plus simples : au réveil, avant de dormir. Là où les ondes cérébrales ralentissent, où l’espace entre conscient et inconscient s’ouvre naturellement. Dans cet entre-deux, chaque image, chaque émotion, chaque respiration devient une graine posée dans un sol fertile. Également, avant un moment ou une décision qui impactera ta trajectoire, revenir à l’intention claire, à l’émotion élevée, à l’état correspondant à ce que tu souhaites vivre profondément.

Ce n’est pas l’effort mental qui crée, mais l’intensité et l’authenticité du ressenti : l’alignement et la répétition.

Deux minutes vécues avec sincérité auront toujours plus de puissance qu’un quart d’heure de visualisation mécanique émise depuis un espace de manque ou de peur. L’enjeu n’est pas la durée, mais la qualité de présence et le degré de foi investi.

Ne cherche pas à « faire bien ». Visualise avec une confiance totale. Laisse ton esprit devenir l’espace d’accueil d’une réalité déjà là, et le corps l’instrument de conscience le plus sophistiqué du vivant pour permettre à cette réalité de prendre forme.

Chaque image portée par la foi, l’enthousiasme et la simplicité est déjà une réalité en mouvement.

💬 Une citation pour réfléchir :

Nous ne sommes pas des individus séparés, nous sommes tous faits des mêmes éléments : la terre, l’eau, la lumière et le temps.
Voir cela, c’est voir que nous appartenons déjà à tout.

Thich Nhat Hanh

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.

Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :

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Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de nous éveiller, ensemble,

Staiv

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