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♾️ Remobiliser le corps.
À pratiquer... 🧘🏻♂️
Chers tous,
Aujourd’hui, nous allons aborder plusieurs manières concrètes de redonner de la mobilité à notre corps au quotidien.
Bonne écoute et lecture.

Programme :
🔊 De vive voix : Redonner de la mobilité à son corps, en conscience, dans des mouvements simples du quotidien.
❓ Nos échanges : Comment la présence de l’autre peut nous permettre de nous plonger pleinement dans une pratique méditative/respiratoire ?
💬 Une citation de Rumi pour réfléchir.

🔊 De vive voix
Redonner de la mobilité à son corps, en conscience, dans des mouvements simples du quotidien.
Il suffit parfois d’un “presque rien”.
Un cou qui se tend au réveil, une hanche qui coince dans l’escalier, un dos qui tire après une journée trop assise.
Ce sont les premiers signaux, subtils mais clairs, que le corps envoie quand il manque de mouvement, d’attention, de respect. Le corps ne crie pas tout de suite, il commence par murmurer. Et trop souvent, ces murmures sont ignorés.
Notre monde moderne a désintégré le mouvement du quotidien. Là où autrefois nous courions, rampions, grimpions, poussions, tirions, nous sommes désormais statiques. Assis, éteints et les douleurs, les tensions, les blocages sont les conséquences naturelles de cette inertie prolongée et de ce manque de conscience corporelle.
Quelques minutes chaque jour pour restaurer des mouvements simples, primaires, naturels. Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité vitale.
Bouger en conscience, c’est habiter à nouveau son corps, retrouver de la fluidité, recréer du lien. C’est (ré)apprendre à écouter avant que la douleur n’ait besoin de crier.
Dans le vocal du jour, je vous propose d’explorer comment réintégrer des gestes conscients, incarnés, essentiels. Pour que bouger redevienne un acte de présence.
Bonne écoute. 🙏🏻

❓ Nos échanges
Question : Comment la présence de l’autre peut nous accompagner pour plonger pleinement dans une pratique méditative/respiratoire ?
Il est fascinant de voir à quel point la présence d’un autre être humain, dans le cadre de pratique collective ou avec des proches, peut altérer notre rapport au souffle, à l’instant, à nous-même. Parfois, elle éveille des résistances, une tension dans le ventre, un contrôle dans l’expiration, un mental plus bavard que d’habitude. Comme si la conscience de l’autre réveillait celle que l’on porte sur soi, ce regard intérieur façonné par les attentes, les peurs, les anciens schémas.
Et pourtant, cette même présence peut aussi devenir un merveilleux catalyseur. Lorsqu’elle est accueillie, lorsqu’elle s’aligne avec l’intention du moment, elle peut amplifier grandement la pratique, ouvrir des espaces que l’on n’aurait pas osé franchir seul. Le souffle de l’autre, entre en résonance avec le nôtre, sa présence, son énergie rencontre la nôtre. Et c’est ici qu’une force, une intelligence collective émerge, offrant au travail une profondeur nouvelle, une dimension de transcendance.
C’est aussi cela, le chemin intérieur, apprendre à observer comment le contexte nous influence, comment l’environnement, sonore, énergétique, humain… sculpte la qualité de notre présence. Il ne s’agit pas d’en faire un obstacle, mais une voie d’exploration. Qu’est-ce qui, en “moi”, résiste à être vu ? Qu’est-ce qui s’adapte ? Qu’est-ce qui s’ouvre ?
Il n’a y jamais deux méditation/respirations similaire, la pratique en solo offre parfois une plongée plus directe, plus brute. Elle permet de rencontrer en totale autonomie des couches profondes, de se laisser aller sans résistance liée au regard, d’aller loin dans ces territoires intérieurs où l’ego n’aime pas s’aventurer.
C’est là, seul ou en groupe que naît l’exploration et le travail réel, quand on se permet de lâcher pleinement le contrôle, de s’abandonner à l’intelligence de la présence et du souffle, tout en préservant ce fil d’ancrage, cette conscience qui veille au fond.
Car dans toute pratique, qu’elle soit silencieuse, rythmée, puissante ou plus douce, l’enjeu est toujours le même : s’engager pleinement dans le voyage, tout en restant à l’écoute, ouvert. Ni dans la fuite, ni dans le contrôle. Simplement là par la totalité de son être, respirant, présent.
Et lorsque l’intensité monte, lorsque le mental cherche à reprendre la main, que le corps se contracte ou que l’émotion devient particulièrement intense, il est toujours possible de revenir à une respiration plus fine, plus douce.
De réduire le volume d’air, de ralentir le rythme. D’ajuster et de retrouver un espace de stabilité avant de repartir.
C’est cela, la conscience incarnée, une écoute ajustée, une danse entre le lâcher-prise et la navigation dirigée avec sagesse au travers des états de consciences modifiés.
Mais il est tout aussi essentiel de rappeler que certaines traversées, certains états de transe ou de catharsis profonde, sont très souvent nécessaires pour libérer ce qui reste figé dans le corps-esprit depuis des années. Ces états ne sont pas des débordements “dangereux” à éviter, mais des expressions profondes du vivant, des mises à jour somato-émotionnelles, des réinitialisations du système nerveux/énergétique et des réalisations profondes.
Chaque pratique est une espace sacré et une invitation à mieux se révéler. Et si l’autonomie reste fondamentale, car personne ne peut marcher à notre place, elle n’est pas la finalité du chemin.
Nous ne nous éveillons pas seuls.
La présence de l’autre, agit comme un révélateur. En groupe, chaque respiration entre en résonance avec celles des autres, chaque processus individuel se relie à une dynamique plus infiniment vaste. Quelque chose de bien plus grand circule, se synchronise, s’élève.
L’énergie prend une autre densité, la conscience collective devient un champ d'amplification.
Dans ces espaces partagés, les corps dialoguent sans mots, les émotions se transmettent, les transformations s’initient en échos.
L’éveil est un processus intrinsèquement relationnel, il se manifeste dans la manière dont nous entrons en contact, dans notre capacité à être touchés, à nous ouvrir, à répondre et à accueillir ce que l’autre (r)éveille en nous.
Pratiquer seul ouvre la porte de notre conscience, pratiquer ensemble ouvre une autre dimension.
C’est dans ce mouvement entre intériorité autonome et reliance éveillée que s’opère une transformation viable. Une mémoire qui s’active, une humanité qui se relève.

💬 Une citation pour réfléchir :
Ces douleurs que tu ressens sont des messagers. Écoute-les.

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :
Avez-vous apprécié cette édition ?
Non ❌
Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de nous éveiller, ensemble,
Staiv
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