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♾️ Quand la relation devient éveil
À méditer... 💬
Chers tous,
La relation intime n’est pas seulement un lien entre deux personnes, elle est un champ de révélation où tout ce qui n’est pas encore conscient en nous peut être vu.
L’autre ne vient pas combler un vide, il reflète ce qui demande attention, lucidité et amour. Lorsque la relation est vécue depuis la conscience, elle cesse d’être un refuge, un objectif ou un combat. Elle devient un espace d’éveil, un chemin où l’on apprend à se rencontrer soi-même, à s’aimer et à aimer véritablement.
C’est cette dimension du couple, comme voie d’éveil, que je vous propose d’explorer ici.
Bonne écoute et lecture.

Programme :
🔊 De vive voix : Couple, le mot n’est pas la chose.
❓ Nos échanges : Peut-on visualiser plusieurs scènes ou lieux dans sa manifestation ?
💬 Une citation de Ram Dass pour réfléchir.

🔊 De vive voix
Pourquoi j’appelle ma copine la « personne avec qui je chemine » et non copine directement ?
Le couple comme relation d’éveil
Nous avons si souvent appris à voir le couple comme un refuge, un accomplissement à cocher ou une promesse de bonheur. Comme si l’autre devait combler certaines choses en nous, réparer des blessures anciennes, ou donner un sens « définitif » à notre existence.
Et pourtant, si l’on regarde avec lucidité, les relations les plus intimes ne sont pas celles qui nous « sauvent », mais celles qui nous révèlent, qui nous confrontent et nous élèvent.
Ce que nous appelons couple est l’un des espaces les plus puissants pour mettre en lumière nos attachements, nos peurs, nos attentes, nos ombres, nos mécanismes inconscients.
Lorsque deux êtres se rencontrent, ce ne sont pas seulement deux histoires qui s’unissent. Ce sont deux conditionnements, deux mémoires émotionnelles, deux structures mentales et identitaires qui entrent en relation. Et très souvent, ce que nous appelons « problème de couple » est la confrontation de deux inconsciences qui cherchent à se protéger.
On attend de l’autre qu’il nous comprenne vraiment, qu’il nous sécurise profondément, qu’il nous confirme que nous avons de la valeur. Mais dès l’instant où la relation devient un moyen de combler un manque d’alignement intérieur, un moyen de masquer un terrain personnel pavé de peurs et de mémoires du passé, elle est déjà placée sous la domination de l’ego.
Alors apparaissent la dépendance, la peur de perdre, le besoin de contrôle, la jalousie, la distance, les conflits. Non pas parce que l’amour est impossible, mais parce qu’il est confondu avec le plaisir, le besoin et avec des comportements basés sur d’anciens schémas.
Une relation consciente commence lorsque cette confusion est vue pleinement. Lorsque l’on cesse de demander à l’autre d’être la source de notre complétude.
À partir de là, une dynamique commune change profondément. La relation n’est plus un lieu où l’on cherche à obtenir, mais un espace où l’on apprend à être présent, où l’on se permet d’être conscient mutuellement.
Être présent à ce qui se vit en soi. Présent aux émotions qui surgissent, sans les projeter sur l’autre. Présent aux réactions, sans les justifier ni les fuir. Présent à l’autre, non pas à travers une image, mais tel qu’il est, authentiquement. Présent pour une véritable co-création. Présent à la force incommensurable que l’amour véritable permet.
Dans cette qualité d’être, l’amour devient un état, vécu et cultivé en premier lieu de manière autonome, avant d’être partagé et amplifié dans une relation éclairée.
Un état dans lequel il n’y a plus deux egos qui négocient, mais une intelligence aussi vaste que naturelle qui circule entre deux êtres libres. L’amour n’est alors ni possessif, ni dépendant, ni conditionnel.
L’union, dans cette perspective, n’est plus une fin en soi. Elle devient un chemin de vérité implacable. Un espace sacré, d’observation, de maturité intérieure, de dépouillement et de transcendance. Un espace où chacun est responsable de sa propre conscience.
Cela ne signifie pas l’absence de défis. Mais les défis ne sont plus vécus comme des obstacles. Ils deviennent des révélateurs, des opportunités perpétuelles de croissance individuelle et commune.
Lorsque la relation n’est plus « utilisée » pour fuir soi-même, elle devient l’une des dimensions de l’expérience humaine les plus puissantes pour l’éveil.
C’est dans ce sens que « le couple » peut être une véritable association sacrée. Non pas parce qu’il garantit le bonheur, mais parce qu’il invite à la conscience.
Dans le vocal qui accompagne cette newsletter, extrait d’une interview où l’on me demandait pourquoi je ne nomme pas l’union « couple », je partage de manière plus personnelle ma vision des relations les plus intimes, mon apprentissage au fil du temps et la manière dont j’observe cette dynamique dans mon propre chemin. Ce n’est pas une vérité à adopter, mais un point de vue à explorer que je vous partage.
Comme toujours, prenez ce qui résonne. Et laissez le reste.
Tout est relation. Elle n’est pas quelque chose que l’on ajoute à la vie ; la relation est la vie elle-même. La relation est le miroir dans lequel nous nous découvrons, et cette grande aventure commence là où cesse toute fuite de soi.
Bonne écoute.

❓ Nos échanges
Question : Peut-on travailler plusieurs scènes et périodes futures dans une pratique de visualisation, ou est-il plus juste de se concentrer sur une seule direction à la fois ?
Poser une intention, la ressentir profondément, ritualiser ta pratique matin et soir.
C’est comme ça que tu reprogrammes ton système nerveux, ta personnalité (ta réalité personnelle), que tu communiques à ton corps et à ton esprit ce que ça signifie d’être déjà cette version de toi, de l’incarner maintenant.
Tu peux tout à fait visualiser ton objectif « final » à plus long terme, mais il est important d’y ajouter des visualisations intermédiaires en priorité, beaucoup plus proches dans le temps, plutôt entre 1 et 3, voire jusqu’à 5 ans. Parce que le cerveau et ta biologie ont besoin de points d’appui réalistes pour y croire.
Quand tu visualises une scène de réalisation dans un futur très lointain, elle peut rester abstraite. En créant des étapes concrètes, tu permets à ton système de croire, d’intégrer, et donc de manifester plus rapidement. Tu ne sautes pas d’un rivage à l’autre d’un coup, tu le construis depuis ton état d’être au quotidien, scène après scène vécue intérieurement, émotion après émotion, dans la répétition et l’action consciente.
Tu peux tout à fait changer de scène selon ce que tu travailles sur une période. Par exemple, si tu développes aujourd’hui l’art oratoire, alors visualiser des scènes où tu t’exprimes avec puissance, calme et précision est parfaitement aligné avec ta direction, face à un public porté et transcendé par tout ce que tu transmets. Chaque visualisation doit être au service d’un alignement profond avec l’identité que tu veux incarner.
La visualisation, ce n’est pas tout centrer sur un seul décor ou une seule image figée, mais cultiver une cohérence intérieure dans toutes les dimensions de ta vie, cultiver un état élevé et une direction claire.
Ce que tu visualises doit vibrer avec ce que tu choisis d’être, ici et maintenant, tout en renouvelant cette présence au maximum. D’où l’importance de méditer quotidiennement pour ancrer ton système dans l’infini présent, là d’où tout émerge.
Le lieu, l’environnement de ta visualisation peut changer, ce n’est pas le décor qui manifeste la réalité, c’est l’état vibratoire dans lequel tu entres. Ce que tu ressens, la signature émotionnelle que tu installes en toi, devient un aimant, une force créatrice qui co-crée en résonance avec l’univers. Si tu changes de décor mais que la vibration reste cohérente, alors tu es pleinement sur la voie.
Enfin, pour ce qui est de la fréquence, ce n’est pas tant la quantité que la qualité, comme dans tout. Visualiser chaque jour, matin et soir, est une excellente base, surtout à ces moments où les ondes cérébrales sont plus lentes (alpha / thêta), donc propices à la reprogrammation.
Mais ne tombe pas dans le piège de la répétition mécanique et de l’attente crispée. Ce qui compte, c’est la présence, la sincérité, l’émotion, l’intensité du ressenti. Tu peux visualiser deux minutes par jour et créer un changement radical si tu es pleinement engagé, vibrant, aligné, en d’autres termes si ta foi est totale.
Tu peux aussi t’aider d’un vision board, écrire ta vision régulièrement depuis l’espace du cœur, l’affirmer à voix haute chaque jour, faire des « micro-visualisations » tout au long de la journée pour réactiver, maintenir le cap, la fréquence que tu émets et l’infuser au cœur des petites actions du quotidien comme des grandes décisions.
Rappelle-toi que tu n’es pas en train de rêver un futur lointain, tu es en train de t’enseigner à toi-même comment ressentir ce futur comme déjà accompli, de te rendre cohérent à une ligne de temps qui existe déjà et qui n’attend que ton alignement avec elle. C’est cela qui crée une signature vibratoire nouvelle et manifeste concrètement un futur plutôt qu’un autre.
C’est cette signature, ces informations qui émanent de l’entièreté de ton être, qui attirent à toi les synchronicités, les rencontres, les opportunités, les situations qui correspondent à ce que tu émets.
Continue avec foi, affine, simplifie, fais totalement confiance à la vie et incarne maintenant, en actes, ce que tu visualises.
Et laisse ton corps devenir le messager perpétuel de ton âme.

💬 Une citation pour réfléchir :
« Vous attirez ce que vous êtes, pas ce que vous voulez. »
Ram Dass

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je vous donne rendez-vous mardi pour continuer de nous éveiller, ensemble,
Staiv
Un mot pour terminer
Si cette édition vous a plu et a résonné pour vous, je vous invite à me le partager ici. ⬇
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