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♾️ Le corps de souffrance
Le Carnet de Conscience 🧘🏻♂️
Chers compagnons de route,
Nous portons tous des réactions que nous ne choisissons pas consciemment. Quelque chose arrive, et nous disparaissons dans ce que ça déclenche en nous, si souvent sans même le remarquer.
Le concept de corps de souffrance, tel qu’Eckhart Tolle l’a mis en lumière, fait écho à des compréhensions ancestrales profondes sur le rapport entre le corps, l’esprit et la souffrance. Dans l’audio d’aujourd’hui, j’explore ce que c’est, comment il se constitue et comment il continue de nous affecter au quotidien.

Programme :
🔊 De vive voix : Qu'est-ce que le corps de souffrance et comment cesse-t-on de le nourrir ?
❓ Nos échanges : Quelle est ta routine matinale ?
💬 Une citation d’Eckart Tolle pour réfléchir.

🔊 De vive voix
Regardez ce qui se passe en vous en ce moment même.
Arrêtez-vous un instant sur ce que vous ressentez, au-delà de ce que vous pensez. Sous les pensées, il y a quelque chose de plus fondamental, de plus dense. Une qualité d’être qui précède chaque mot, chaque jugement, chaque interprétation.
C’est là que le corps de souffrance vit. Dans ce fond subconscient du ressenti que la pensée vient ensuite habiller de récits et d’identifications.
Pouvez-vous voir ce mouvement intérieur sans immédiatement l’appeler par un nom, sans immédiatement en faire quelque chose qui vous appartient ?
Parce que le moment où vous dites “je suis triste”, vous avez déjà disparu dans la tristesse. Mais si vous pouvez simplement observer “il y a de la tristesse”, quelque chose de fondamental se déplace.
Concrètement, dans l’instant où quelque chose se déclenche en vous, portez votre attention sur la sensation physique brute dans le corps. Avant le récit, avant le jugement, juste la sensation. Percevez-la comme un phénomène qui vous traverse. Quelques respirations lentes et profondes depuis cet espace de témoin.
Ce geste simple, répété avec présence, désamorce progressivement ce qui cherche à vous emporter. La souffrance se dissout dans la lumière de ce qui la regarde sans distorsion.
Une autre pratique concrète : lorsqu’une émotion difficile surgit, offrez-lui délibérément de l’espace. Affirmez intérieurement avec sincérité : “je consens à ressentir cela pleinement”. Ce geste paradoxal désactive la résistance, qui est précisément ce qui maintient la souffrance en vie.
Ce que vous accueillez peut traverser et se dissoudre. C’est le cœur de ce que les traditions contemplatives transmettent depuis des millénaires, et que la psychologie moderne reconnaît aujourd’hui sous le nom d’acceptation radicale.

❓ Nos échanges
Question : Quelle est ta routine matinale ?
Elle évolue, elle s’adapte aux saisons, aux voyages, aux états. Mais son essence reste la même.
Le matin commence toujours dans la présence. Avant le téléphone, avant le monde, avant les sollicitations. Je m’assieds, je respire, je descends dans le corps. Entre 15 et 45 minutes de méditation et de visualisation/manifestation.
Je commence par simplement être pleinement là, sentir que je suis vivant, en ressentir la gratitude et d’autres émotions élevées comme la joie et la compassion. Puis je connecte à mes intentions, pour la journée, pour ce que je construis, pour ce que je veux incarner. Je ne descends jamais en dessous de 10 à 15 minutes, même dans les journées les plus denses.
Ensuite, après un ou deux grands verres d’eau avec électrolytes, je mets le corps en mouvement. Mobilité, Qi Gong, yoga, mouvement intuitif selon ce que le corps demande ce matin-là. Toujours en pleine conscience, jamais mécanique. Le corps se réveille et l’énergie vitale augmente progressivement.
Dès que possible, je m’expose à la lumière naturelle. Souvent je prends une douche froide ou vais dans le froid lorsque les conditions le permettent, bain froid, rivière, lac. Quelques minutes suffisent pour activer le système nerveux et ancrer, la présence et cet équilibre entre intention puissante et lâcher-prise.
En général, je reste à jeun jusqu’au déjeuner. Un matcha, mes compléments. Puis la matinée appartient entièrement au deep work, la création, le travail le plus exigeant cognitivement, souvent jusqu’à 4 ou 5 heures, avec des pauses toutes les 45 minutes à 1 heure pour réactiver le corps par quelques mouvements et cycles de respiration consciente.
Le matin est sacré. C’est une nouvelle petite naissance, et c’est là que la journée se joue.

💬 Une citation pour réfléchir :
« Le problème n’est pas l’ego, mais le fait de le prendre pour ce que vous êtes. »
Eckhart Tolle

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour continuer de nous éveiller, ensemble,
Staiv
Un mot pour terminer
Si cette édition vous a plu et a résonné pour vous, je vous invite à me le partager ici. ⬇
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