♾️ Faire de l'obstacle la voie.

À pratiquer... 🧘🏻‍♂️

Chers tous,

Certains jours, on résiste, à tout… même à ce qui est déjà là.
On lutte contre la pluie, contre le silence, contre soi, comme si le refus pouvait nous protéger de l’inconfort ou régler le “problème”.

Et pourtant, il y a en nous un espace qui ne demande rien…si ce n’est d’accueillir.

Aujourd’hui, un peu de la même manière que la semaine dernière, je vous partage l'extrait d'un échange que j'ai récemment eu avec un élève autour du sujet de l'acceptation.

Bonne écoute et lecture.

Programme :

  • 🔊 De vive voix : Extrait d’une conversation avec un de mes mentorés autour de la notion d’acceptation.

  • ❓ Nos échanges : Avec quels exercices organiser sa routine méditative pour s’y tenir et en voir les bénéfices ?

  • 💬 Une citation de Bouddha pour réfléchir.

🔊 De vive voix

Extrait d’une conversation avec un de mes mentorés autour de la notion d’acceptation.

Un événement, une douleur, une pensée et aussitôt, la tension monte, le souffle se raccourcit, le mental s’agite.

Notre premier réflexe ? Lutter. Vouloir que cela disparaisse. Chercher des issues, des raccourcis, des remèdes rapides.

Et si, justement, la clé ne résidait pas dans la lutte mais dans l’acceptation ?

Dans ce vocal, extrait d’un échange avec un mentoré, j’aimerais vous inviter à explorer ce renversement subtil : accueillir ce qui est, même l’inconfort, même l’imprévu, même la contrariété.

S’inspirant du stoïcisme de Marc Aurèle “L’obstacle à l’action fait avancer l’action. Ce qui barre la route devient la route” nous verrons comment l’obstacle n’est plus un mur, mais un chemin. Comment, à travers lui, nous pouvons grandir et nous éveiller.

Une invitation à regarder en face, à ouvrir les bras, à laisser évoluer sans résignation, mais avec présence.

Bonne écoute. 🙏🏻

❓ Nos échanges

Question : Avec quels exercices organiser sa routine méditative pour s’y tenir et en voir les bénéfices ?

Organiser une routine de méditation pourrait s’apparenter à danser avec l’invisible : cela demande d’abord un pas, puis un autre, puis le souffle pour relier les deux.

Car si la méditation séduit par sa simplicité apparente (s’asseoir, fermer les yeux et respirer), en faire une habitude quotidienne requiert davantage qu’une simple envie :

Cela demande une organisation intérieure, de la clarté dans l’intention, et surtout, une douceur persistante et patiente.

Méditer régulièrement ne signifie pas transformer sa vie du jour au lendemain, mais plutôt y semer de petits rendez-vous sacrés, presque invisibles au début, qui à la longue, jours après jours, transforment le tout.

Ce tissage subtil rencontre naturellement des résistances : un emploi du temps qui déborde, un ego exigent voulant des résultats immédiats, une structure mentale trop rigide ou au contraire trop floue. Ces obstacles ne sont pas des fautes, mais des révélateurs. Des portes que l’on peut apprendre à ouvrir autrement.

La première clé réside dans l’intention.

Pas celle dictée par l’injonction de “faire du bien”, mais celle, plus profonde, de se rencontrer. Méditer pour s’entendre vivre. Pour se relier au silence. Pour retrouver de sa clarté dans la confusion mentale.

Ensuite, il y a le moment.

Le matin, souvent, avec sa lumière douce et ses silences encore suspendus, est un temps propice. Le soir peut l’être tout autant, lorsqu’il devient un sas de retour à soi, un pont entre le jour et le sommeil. Ce qui compte, c’est la stabilité. La régularité, même brève. Le corps aime les repères.

Puis la création d’un lieu.

Il n’a pas besoin d’être grand ou solennel. Un coin de pièce, un coussin, une bougie, un rideau tiré. Un espace où l’on revient, comme on retrouve un ami. C’est que l’on appelle notre “sanctuaire” dans le dojo et ce que je vous invite à créer dans chacun de nos lives.

Là, les exercices peuvent commencer. En silence, en conscience.

  • Commencez par 5 à 15 minutes, 1 à 2 fois par jour, puis augmentez progressivement.

  • Asseyez-vous dans une posture stable et confortable, à la fois alerte et détendue.

  • Fermez les yeux ou gardez-les mi-clos, sans tension.

  • Portez simplement votre attention sur le souffle, sans chercher à le modifier.

  • Sentez l’air entrer et sortir, observez le mouvement naturel du ventre et le trajet de l’air.

  • Prenez conscience des sensations du corps : appuis, température, tensions éventuelles, puis des sons, des images et couleurs derrière les paupières.

  • Lorsque l’esprit s’égare, ramenez-le avec douceur à la respiration et aux sensations, sans jugement ni résistance.

  • Accueillez les pensées comme des nuages dans le ciel de votre esprit : vous n’avez pas à les suivre.

  • Restez présent à ce qui est, instant après instant, avec une ouverture sans frontières et une bienveillance pour tout ce qui apparait.

  • Choisissez une heure régulière pour instaurer une routine.

  • Intégrez la pleine conscience dans vos gestes du quotidien : marcher, manger, respirer.

    Il n’y a pas de méthode parfaite. Il s’agit seulement d’une invitation à la présence. Une fidélité douce à soi-même. Et si l’on oublie, si l’on saute un jour ou une semaine, ce n’est pas une rupture. C’est une pause. La pratique ne vous en tiendra pas rigueur. Elle vous attend, intacte.

Au fond, établir une routine méditative, ce n’est pas ajouter une tâche à sa journée. C’est lui rendre une qualité. C’est inscrire dans le mouvement de la vie un instant d’immobilité fertile. C’est faire de quelques minutes un sanctuaire. Et de cette fidélité invisible, une voie vers une paix qui ne dépend plus des circonstances.

💬 Une citation pour réfléchir :

Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent.

Bouddha

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.

Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :

Avez-vous apprécié cette éditon ?

Non

Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de nous éveiller, ensemble,

Staiv

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