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♾️ Et si l'amour suffisait ?
À pratiquer... 🧘🏻♂️
Chers tous,
Il nous arrive à tous de sentir les jours défiler sans que nous nous y sentions pleinement présents. Si cette sensation d'absence résonne en vous, sachez qu'il existe une voie simple pour vous reconnecter à vous-même : l'amour bienveillant envers soi.
Bonne écoute et lecture.

Programme :
🔊 De vive voix : Redonner place à la conscience et à l’action alignée grâce à l’amour.
❓ Nos échanges : Comment se libérer de relations finies que nous regrettons ?
💬 Une citation de Nisargadatta Maharaj pour réfléchir.

🔊 De vive voix
Question : Redonner place à la conscience et à l’action alignée grâce à l’amour.
Il est courant de constater que pour beaucoup d’entre nous, les jours se succèdent sans que l’on s’y sente vraiment être. Comme si une partie de nous s’était retirée, laissant derrière elle un corps qui agit, une voix qui parle, mais une présence qui vacille.
Cette absence, est souvent le signe d’une conscience mise à l’écart, noyée sous l’urgence, l’habitude et les tensions accumulées.
Dans ces moments-là, nous cherchons des solutions : ralentir, méditer, respirer, ce qui est une réponse sage et lucide.
Mais bien souvent, nous oublions une porte tout aussi directe et simple, presque trop évidente pour qu’on y pense : l’amour.
Pas l’amour romantique, idéalisé dans les pensées, les livres ou les films.
Mais cet amour concret, puissant, qui commence par un regard honnête sur ce que l’on vit, par un état de bienveillance envers soi-même, par une façon de cesser la lutte intérieure, même un instant.
Aimer, dans ce contexte, c’est ne plus être en guerre contre ce qui est.
C’est accepter de pleinement ressentir, même ce qui dérange.
C’est faire de la place, et c’est précisément dans cet espace que la conscience peut revenir, se déposer et se redéployer. C’est également cela méditer, être présent au-delà de l’assise.
Dans le vocal de cette semaine, je vous propose d’explorer cette relation entre la conscience et la force de l’amour comme une pratique intérieure, presque physique, que l’on peut cultiver dans le réel du quotidien.
Bonne écoute. 🙏🏻

❓ Nos échanges
Question : Comment se libérer de relations du passé, finies que nous regrettons et avons du mal à appréhender avec sérénité ?
Aujourd’hui, j’aimerais ici vous partager un échange avec un membre du dojo qui exprimait sa difficulté à “passer à autre chose” après la séparation avec une personne qui lui était chère.
Sa question principale étant : « Comment comprendre ce que cela veut me dire ? ».
Bon nombre d’entre nous se retrouvent tôt ou tard dans cette situation, raison pour laquelle il me semblait intéressant de vous partager cet échange.
Voici ce que je lui ai répondu :
Ce que tu nommes « difficulté à passer à autre chose » est certainement l’occasion la plus précieuse qui soit. Ce n’est pas un obstacle à éviter, mais un miroir, un tremplin. Car dans cette fixation, dans la tension intérieure entre le désir de tourner la page et l’incapacité à le faire, se révèle un attachement bien plus vaste, très courant dans nos fonctionnements inconscients : non à une personne, mais à une projection, à une sensation de complétude que tu avais pu associer à cette relation.
La plupart des êtres humains cherchent à guérir en remplaçant, en comblant. Remplacer une personne, un sentiment, une perte, par autre chose, un nouvel “amour”, un soulagement par le sens. Mais cette logique de substitution perpétue la souffrance et l’illusion, car elle continue à nourrir l’idée qu’un manque peut être comblé par quelque chose (ou quelqu’un) d’extérieur.
Tu demandes : « comment comprendre ce que cela veut me dire ? »
Comprendre au-delà du mental conditionné. Comprendre suppose encore un mouvement de la pensée, l’ego, qui cherche à interpréter ce qui est, à en faire quelque chose qui va s’ajouter au sens de l’identité et à son mécanisme de protection.
Ce qui est requis ici n’est pas uniquement une compréhension analytique, mais une vision globale. Voir sans filtre, sans fuite, voir tout le mouvement intérieur, nostalgie, désir, résistance, peine tel qu’il est, sans jugement, sans l’attente que cela change, en étant totalement présent à tout cela.
L’ego ne veut pas perdre, il s’accroche à l’image de lui-même dans la relation, à l’identité qu’il a construite à travers l’autre.
Et c’est précisément cette image qui souffre.
Pas ton être profond.
C’est pourquoi le silence est si essentiel, non pas le silence forcé, mais ce silence interne qui naît lorsque tu cesses de vouloir être ailleurs que là où tu es.
Reste là, dans ce qui est, regarde ce qui cherche à s’accrocher, ce qui dit « je n’y arrive pas », ce qui voudrait trouver un sens superficiel à tout ça. Et laisse-le se dissoudre dans la pleine attention.
Il ne s’agit pas de tourner la page, mais de voir qu’il n’y a jamais eu de page à tourner. Il n’y a que la vie, toujours en mouvement, toujours en train de changer de forme et c’est l’attachement à une forme particulière qui fait mal.
Ce n’est pas la fin de la relation qui fait souffrir, c’est la croyance qu’elle devait durer, ou qu’elle définissait qui tu es et ton bonheur.
Mais toi, ce que tu es vraiment dans ton essence, est présent même quand tout s’effondre.
Et c’est peut-être cela que cette fin est venue révéler, ce qui ne peut pas se perdre, et ce qui attend d’être éveillé aussi dans les épreuves.
Toutes les pratiques de méditation, de souffle, d’observation intérieure ne sont pas des disciplines figées pour obtenir une quelconque solution de surface.
Elles sont des espaces pour apprendre à voir, à sentir, à être bien plus profondément.
Elles n’ont de valeur que dans la mesure où elles se transfèrent dans chaque geste, chaque pensée, chaque regard porté sur la vie, au-delà du bien-être immédiat qu’elles peuvent procurer dans l’instant.
Car méditer, ce n’est pas fuir la difficulté, c’est l’habiter.
C’est s’y tenir avec assez de présence pour que, peu à peu, l’état de conscience s’élargisse, dissolve les illusions et qu’une autre manière de vivre, bien plus libre, plus simple, plus vraie, émerge de là-même où il y avait souffrance.
Sois patient, et pleinement confiant en tout ce processus.
Sois radicalement honnête avec toi-même.
Et reste très présent, pour voir, jusqu’au bout, ce que la vie cherche à te montrer maintenant.
La guérison et l’évolution véritable implique une plongée authentique dans les tréfonds de l’être, au-delà du mental et de ses résistances.
Notre transformation, et la manière de tout traverser, dépendent intégralement de l’état de notre conscience.
Ainsi est le chemin de notre éveil.
Et rien n’est extérieur à cela lorsque la lumière de la conscience perce l’illusion de séparation.

💬 Une citation pour réfléchir :
Quand je vois que je ne suis rien, c'est la sagesse. Quand je vois que je suis tout, c'est l'amour. Et entre les deux, ma vie s'écoule

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :
Avez-vous apprécié cette édition ?
Non ❌
Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de nous éveiller, ensemble,
Staiv
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