- ÉVEIL ♾️
- Posts
- ♾️ Ce que je n'avais jamais dit sur le Dojo
♾️ Ce que je n'avais jamais dit sur le Dojo
À méditer... 💬
Chers tous,
Il y a une chose que je n'ai jamais vraiment dite publiquement sur le Dojo, ma communauté en ligne.
Pas sur ce que c'est, pas sur ce qu'on y pratique, mais sur ce que ça représente pour moi, sur ce que ça m'a coûté de construire, et sur ce que ça continue de m'apprendre.
J'ai grandi dans les dojos. Mon père pratiquait l'Aïkido, ma mère et ma grand-mère méditaient et pratiquaient le Taiji Quan. Avant même de comprendre ce que signifiait le mot conscience, mon corps savait déjà ce que c'était que d'entrer dans un espace dédié à quelque chose de plus grand que soi. Un espace où l'on ne vient pas pour paraître, où l'on vient pour travailler réellement sur soi, pour se rencontrer, pour laisser tomber ce qui nous entrave dans notre cheminement de vie.
Dojo. En japonais : le lieu de la voie. 道場.
Pas le lieu du savoir ou de concepts trop intellectuels et hors du réel, le lieu de la voie, c'est-à-dire du mouvement vivant, de la pratique consciente, de la transformation par l'expérience directe. C'est cette intention que j'ai voulu porter en ligne.
Pendant plusieurs années, j'ai eu mon dojo physique au cœur de Paris, dans lequel j'accueillais des personnes que j'entraînais dans une approche holistique que j'ai développée progressivement, intégrant les arts martiaux, le mouvement, l'entraînement, la respiration et la méditation.
Mais avant ça, il y a eu l'athlète.
J'ai pratiqué les arts martiaux à haut niveau pendant de nombreuses années, et cette expérience m'a appris quelque chose que les livres ne transmettent pas : ce que c'est que de pousser un corps et un esprit jusqu'à leurs limites, et de découvrir ce qui reste quand tout le reste s'effondre.
À partir de là, je me suis formé à la préparation physique et mentale, et pendant plus de quinze ans, j'ai accompagné des athlètes de haut niveau, des artistes, des entrepreneurs, des références internationales dans leurs domaines, en France et à l'étranger.
Ce que j'ai observé au plus près de l'excellence, c'est que les plus grands ne performent pas malgré leur intériorité, ils performent depuis elle. L'une des intentions profondes du Dojo est précisément de rendre accessible ce que j'ai découvert à ce niveau-là, au contact des personnalités les plus engagées et reconnues dans leurs domaines. Ce qui permet à un être humain de s'exprimer pleinement, non seulement dans la performance, mais dans la vie entière.
Puis est venu le moment de choisir entre rester ancré dans un lieu ou aller là où la vie m'appelait.
J'ai toujours eu besoin de me nourrir, de passer du temps de présence réelle avec mes proches, de partir à l'aventure, de me former directement à la source. En Asie, dans les centres bouddhistes, auprès de maîtres d'arts martiaux, dans des ashrams de yoga. En Amérique latine, à la rencontre de chamanes, dans l'exploration des états de conscience élargie. En Europe, auprès d'enseignants qui m'ont bousculé, remis en question, approfondi.
Cette vie-là n'était plus compatible avec quatre murs fixes au cœur de Paris, et le Dojo en ligne est né de cette nécessité. Il est devenu quelque chose que je n'avais pas complètement anticipé.
Au jour où j'écris ces mots, cela fait plus d'un an et demi que cet espace existe.
440 personnes y pratiquent chaque semaine. Des parents qui méditent avec leurs enfants, des adolescents qui découvrent le souffle conscient pour la première fois, des personnes à la retraite qui plongent enfin dans des voies de sagesse qu'elles portaient en elles depuis longtemps sans oser y entrer, des professionnels épuisés qui cherchent autre chose que de la gestion du stress, des chercheurs sincères qui veulent comprendre les mécanismes de leur propre esprit.
Ce qui me touche profondément, c'est que ces personnes ne se ressemblent pas, elles ne viennent pas du même monde, elles n'ont pas les mêmes histoires, sont de différentes générations, et pourtant quelque chose les rassemble : une aspiration commune à vivre autrement, à voir plus clairement, à vivre plus consciemment, à ne plus subir ce qu'elles ne comprennent pas en elles et dans le conditionnement d'une société malade à bien des égards.
Je dois dire quelque chose sur la manière dont le Dojo est construit.
J'ai fait le choix de tout faire moi-même. Chaque pratique et chaque cours préparé, chaque live animé, chaque montage réalisé, chaque contenu pensé, structuré, produit de mes mains, depuis mon espace, avec le temps et la dévotion que ça demande.
Ce n'est pas un choix d'économie, c'est un choix de cohérence.
Dans l'esprit Zen et dans l'esprit martial que j'ai reçu depuis l’enfance, le geste artisanal est inséparable de ce qu'il transmet. La qualité de l'attention et de la foi que tu mets dans la préparation infuse dans ce que les autres reçoivent. On ne peut pas transmettre la présence en produisant dans l'absence.
C'est pour ça que le Dojo est ce qu'il est, simple peut-être dans ses formes techniques, mais vivant, sincère et entier à chaque étape. Et il ne cesse de s'enrichir, de s'approfondir, de s'actualiser, parce que moi aussi.
Ce que je tâche sans cesse de transmettre dans le Dojo n'est pas une spiritualité de confort, et encore moins de dogme.
Pas des concepts flamboyants, pas des pratiques pour se sentir bien le temps d'une session, pas un nouvel ego spirituel plus beau que l'ancien, pas de dépendance à un enseignement. Ce que je cherche à transmettre, et c'est le fil rouge de tout ce que j'y fais, c'est l'autonomie.
L'autonomie de la conscience, la capacité à voir par soi-même, à ne plus avoir besoin que quelqu'un t'explique ce que tu vis parce que tu commences à le comprendre directement, dans ton corps, dans ton souffle, dans tes actions et réactions quotidiennes.
C'est pour ça que le Dojo intègre des sagesses millénaires comme le bouddhisme, le taoïsme et la manifestation, et des compréhensions contemporaines comme les neurosciences et la psychologie transpersonnelle. Pas pour en faire un catalogue, mais pour en extraire ce qui fonctionne réellement, ce qui transforme vraiment, et le rendre accessible à quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds dans un sanctuaire ou un lieu de retraite.
Ce qui me confirme chaque semaine que tout cela a un sens profond, ce n'est pas ce que je transmets, c'est ce que j'observe.
Dans les espaces de partage, dans les groupes, durant les lives, dans les témoignages très touchants que je reçois, je vois des choses si fortes et inspirantes. Des personnes qui ont vécu des années entières dans le stress, dans l'anxiété, dans cette sensation d'être dépassées par leur propre vie, par leur mental, et qui progressivement se libèrent de ça. Pas parce qu'on leur a dit comment, mais parce qu'elles ont commencé à voir, à comprendre les mécanismes de leur esprit, de leur système nerveux, à observer l'ego sans en être prisonnières.
Je vois des personnes traverser de vraies ouvertures de conscience et de cœur, des moments où quelque chose qui était fermé depuis longtemps, parfois depuis l'enfance, se dépose et s'intègre enfin.
Je vois des personnes développer une autonomie réelle dans leur manière de prendre soin d'elles, de leur corps, de leur souffle, de leur énergie, de leurs relations, qui n'ont plus besoin qu'on leur dise quoi faire parce qu'elles commencent à se comprendre elles-mêmes.
Et ce qui me touche peut-être le plus profondément, ce sont ceux et celles qui, après s'être transformés, ressentent l'élan de transmettre à leur tour, qui se forment, qui contribuent, qui deviennent dans leur propre cercle un point d'ancrage pour les autres.
C'est ça, un mouvement vivant, pour celles et ceux qui sont prêts à travailler vraiment, à embrasser pleinement leur potentiel et à s'offrir le plus beau des engagements envers eux-mêmes.
Je mets tout mon cœur dans cet espace. Tout ce que j'ai appris en plus de vingt années de pratique intensive, tout ce que les maîtres, les voyages, les erreurs, les épreuves et les retraites m'ont transmis, tout ce que la vie continue de m'enseigner chaque jour.
Et ce qui me nourrit profondément, ce que je n'avais pas prévu avec une telle intensité, c'est la force de ce collectif. Ce qui se passe quand des êtres humains se retrouvent chaque semaine pour pratiquer ensemble, se regarder en face, se soutenir dans le travail réel, c'est quelque chose que les mots décrivent mal.
C'est une humanité qui se souvient d'elle-même.
Si tu n'es pas encore dans le Dojo et que quelque chose en toi résonne avec ce que tu viens de lire, la porte t'est grande ouverte. Ce qui commence ici ne te quittera plus.

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour continuer de nous éveiller, ensemble.
Staiv
Un mot pour terminer
Si cette édition vous a plu et a résonné pour vous, je vous invite à me le partager ici. ⬇
Reply