♾️ Méditation et sommeil.

À méditer... 💬

Cher tous,

Aujourd’hui, j’aimerais vous inviter à voir ce que la méditation et la respiration peuvent nous enseigner, non pas seulement sur le sommeil, mais sur notre rapport au lâcher-prise.

Bonne réflexion. 🙏🏻

Il y a dans le sommeil une force inéluctable.

Celle du lâcher-prise total, de l’oubli de soi, du retour à une forme de dissolution douce. C’est précisément ce qui rend le sommeil si difficile à ceux qui veulent le contrôler.

Nous pensons qu’il s’obtient, comme une performance ou un objectif à atteindre, à coups d’astuces, de mélatonine, de routine d’optimisation. Mais plus on tente de dormir de manière mécanique, plus on s’éloigne du sommeil.

Il ne se force pas, il s’autorise.

Et c’est en ce sens que la méditation et en son cœur, le souffle conscient, nous offrent de découvrir quelque chose de fondamental : une autre manière d’entrer dans la nuit.

Le souffle comme seuil

Le souffle, dans toutes les traditions, est vu comme un pont, il relie l’invisible au visible, l’intérieur à l’extérieur, l’esprit au corps.

Quand, sujet au stress, nous respirons sans y prêter attention, notre souffle devient court, saccadé, parfois même imperceptible. Il reflète notre agitation mentale, notre tension corporelle, notre difficulté à être présent.

Mais quand nous respirons en conscience, quelque chose se transforme, le corps se détend. Le rythme cardiaque ralentit. Le système nerveux s’apaise et la frontière entre veille et sommeil devient plus fluide.

Ce n’est pas un hasard si, dans les pratiques de yoga nidra, une forme de méditation guidée menant à une détente physique, mentale et émotionnelle, on commence toujours par une observation du souffle. Ou si, en sophrologie, l’accompagnement au sommeil commence souvent par une respiration abdominale consciente.

Plusieurs études neuroscientifiques ont montré que la respiration consciente profonde, notamment avec des expirations prolongées stimule le nerf vague, activateur du système parasympathique, ce fameux “frein naturel” de l’état de stress.

Une étude de 2015, publiée dans Frontiers in Human Neuroscience, a montré que quelques minutes de respiration profonde avant le coucher augmentaient l’activité des ondes alpha, caractéristiques des états de pré-sommeil.

Une autre étude menée par l’équipe de Madhav Goyal à la Johns Hopkins University, a révélé que la méditation en pleine conscience pouvait être largement aussi efficace que certains somnifères pour améliorer la qualité du sommeil, sans les effets secondaires nocifs.

Mais toutes ces données, aussi intéressantes et précieuses soient-elles, ne révèlent rien de l’essentiel : ce que ces pratiques, lorsqu’elles s’intègrent régulièrement à nos quotidiens, transforment en profondeur en nous et dans notre état de conscience global.

Un espace intérieur à (ré)apprivoiser.

La majorité des troubles du sommeil ne sont pas des troubles biologiques, mais relationnels.

Une relation blessée avec le silence, avec l’inaction, avec l’espace “vide”.

J’entends souvent ces mots : “Dès que je me couche, mes angoisses et mes peurs remontent.” En réalité, ce n’est pas exactement une “remontée, puisque tout est déjà là. Mais recouvert par l’agitation du quotidien et c’est seulement quand le monde se tait qu’on entend ce qui habite vraiment notre être profond.

Méditer, respirer ne sont pas des pratiques faites pour “nous endormir plus vite”. Elles sont là pour devenir amis avec ce qui est et avec ce “vide”. Pour apprendre à ne plus le fuir et dans ce compagnonnage avec l’espace, le sommeil survient naturellement et avec une qualité plus profondément régénérante, comme une grâce.

Voici trois erreurs que j’observe régulièrement lorsqu’il s’agit d’utiliser méditation et respiration à l’approche de la nuit :

  1. Faire de la pratique un outil de contrôle

Respirer en se disant “il faut que je dorme maintenant” crée une tension, une attente, une frustration, c’est l’inverse de l’abandon.

Préférez respirer, sans attente. Sentez… sans but.

  1. Chercher à chasser les pensées

Méditer, ce n’est pas “arrêter de penser”, c’est revenir à son état d’être premier pour prendre un pas de recul sur les pensées, s’en détacher, ne plus s’y identifier.

  1. Vouloir que le corps obéisse tout de suite

En situation d’excès de stress, votre corps ne peut se détendre et c’est naturel, il a besoin d’être écouté avec profondeur et bienveillance, cela demande parfois du temps. Imaginez un animal blessé : il ne se laisse pas caresser immédiatement, il observe, il sent votre intention, il se relâche, petit à petit. Il en va de même pour votre système nerveux.

Pour contrer chacune de ces idées reçues sur la méditation et la respiration, et explorer une approche authentique, je vous invite à rejoindre le dojo en ligne, où nous pratiquons et nous éveillons chaque semaine, ensemble.

La respiration et la méditation ne sont pas des remèdes miracles qui vous garantiront des nuits parfaites. Elles nous enseignent la qualité de la présence, au quotidien. Une capacité à habiter le moment tel qu’il est, sans lutte et de découvrir le pouvoir qui sommeil en vous.

Et c’est cette posture humble, lucide, incarnée qui finit par ouvrir la porte du sommeil comme des autres dimensions de nos vies. Non pas comme une fin en soi, mais comme une conséquence naturelle d’un corps écouté, d’un esprit relâché, d’un cœur en paix.

Je vous donne rendez-vous mardi prochain, nous aborderons ce qui, du point de vue de l’énergétique, fait que nous pouvons rayonner positivement autour de nous.

Avec gratitude,

Staiv

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