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♾️ Ce qui freine notre éveil
À méditer... 💬
Namaste à tous,
Aujourd’hui, j’aimerais que nous prenions un moment pour explorer ce qui, dans notre quotidien actuel, peut freiner les parts de notre être qui ne demandent qu’à s’éveiller.
Bonne réflexion.

Parfois, nous pouvons nous sentir vides, sans raison apparente, nous ne sommes pas blessés, nous ne traversons pas une tempête intérieure. Il s’agit seulement d’une forme d’usure qui naît de tout ce qui s’entasse en nous sans jamais prendre le temps d’être digéré.
Ce sont rarement les grandes souffrances qui empêchent notre éveil, mais bien les petites mécaniques ordinaires de notre quotidien, du pilotage automatique inconscient de nos modes de vies contemporains. Ces comportements et états d’être affaiblissent notre capacité à demeurer présents, reliés à ce qui nous habite en profondeur.
Parmi ces entraves silencieuses, il y a d’abord la vitesse, cette accélération constante des rythmes, des pensées et des sollicitations que nous subissons et alimentons au quotidien. L’impression que tout doit aller toujours plus vite, tout le temps, même ce qui devrait prendre un peu plus de temps. Une course effrénée vers le vide, vers la mort, sans profiter du voyage de chaque instant.
Cette société ne laisse plus de place aux rythmes organiques, à la danse du vivant et sa lenteur harmonieuse. Il valorise la “performance”, l’action superficielle et le mouvement en mode survie. Même le bien-être devient une case à cocher dans un emploi du temps surchargé.
L’éveil, notre cheminement de conscience, ne s’invite pas dans la précipitation. Il naît dans les espaces, le calme même au milieu des tempêtes du quotidien, les interstices de silence entre deux pensées et dans nos actions et interactions, lorsqu’elles sont infusées de présence et de sens.
Nous pouvons aussi parler de l’encombrement, celui du mental saturé d’informations, de notifications, de divertissements, d’images, de contenus qui ne laissent aucune trace d’enseignements utiles mais monopolisent toute la disponibilité de notre attention. L’infobésité crée une forme profonde d’anesthésie.
Nourri en continu, le mental perd progressivement sa capacité d’assimilation, tandis que le corps déborde d’émotions non digérées. Ce qui entre ne trouve plus de place pour se déposer, pour être transmuté. Les commentaires s’enchaînent, les couches s’accumulent, les mémoires se superposent sans discernement.
Avec le temps, la compréhension s’efface, se voile, car l’espace intérieur ne permet plus l’intégration profonde de ce qui est perçu ou vécu. Ce qui passe, même lumineux, ne laisse plus de trace, rien ne trouve assez de silence ni d’espace pour s’ancrer.
L’éveil ne peut surgir dans un tel terrain, il réclame un espace libéré des automatismes et des excès, un esprit déconditionné des peurs et poursuites illusoires. Il naît dans l’apaisement, lorsque l’ego lâche prise et que l’instant retrouve sa place. Une réalité simple et fondamentale peut alors apparaître, sans avoir besoin d’être pensée pour être reconnue.
Le bruit est un autre obstacle, qui envahit l’espace sensible, non seulement le bruit extérieur, omniprésent et oppressant, mais surtout le bruit intérieur, celui des pensées qui se répètent et se succèdent sans interruption.
S’ajoute à cela le contrôle, cette volonté de vouloir tout maintenir et anticiper. Nous nourrissons si souvent l’illusion que la paix et la réalisation viendront enfin lorsque chaque variable sera maîtrisée. Pourtant, l’éveil surgit justement lorsque cette emprise se relâche, lorsque nous acceptons de ne pas tout contrôler ni tout prévoir. Lâcher prise ne signifie pas perdre ou se résigner, mais retrouver la fluidité naturelle de ce qui vit en nous et s’en remettre à l’intelligence suprême de la vie.
Se mêlent à cela l’absence d’espace, physique et mentale, l’agenda plein, les sollicitations permanentes, les exigences extérieures qui laissent peu de place à l’écoute intérieure. Mais aussi l’encombrement émotionnel, corporel, énergétique, environnemental…
Ce trop-plein empêche la lumière de circuler, alors que l’éveil a besoin d’espace. Un espace concret et physique, mais aussi subtil et intérieur qui permet à la conscience de s’infuser autrement. Ce n’est pas en ajoutant que nous nous éveillons, mais bien souvent en retirant.
Il y a, enfin, cette idée tenace : celle qu’il faudrait d’abord être prêt. Cette attente, souvent inconsciente, nourrie par les dogmes, repousse sans cesse l’état d’ouverture. Pourtant, vivre avec conscience n’attend pas la perfection, mais demande une sincérité profonde. C’est justement lorsque nous cessons de vouloir être prêts… que nous devenons réellement disponibles. Toute transformation se joue dans l’éternel présent.
Le monde “moderne” ne nous empêche pas d’embrasser notre spiritualité. Il nous offre simplement, chaque jour, mille occasions de nous en détourner. Nous en sommes brouillés, recouverts de couches successives d’habitudes, de réflexes et de mécanismes qui nous maintiennent à distance de nous-mêmes. Et nous portons tous une part de responsabilité dans la situation actuelle, à la fois individuellement et collectivement.
Ce ne sont pas les grands drames qui nous ferment la voie, mais les petits oublis perpétuels. Ces instants où l’on choisit la rapidité plutôt que la profondeur, la réaction inconsciente, plutôt que l’action consciente. Ces milliers de gestes et comportements automatiques, ces choix invisibles, qui, jour après jour, dressent un mur entre le mental et l’être, entre nous et “l’autre”.
Alors, que faire ?
Il ne s’agit pas de les chasser, ni de les corriger superficiellement, mais de les voir totalement. De les reconnaître, avec lucidité et présence.
Car “l’éveil” ou l’expression de notre plein potentiel, la liberté intérieure et l’abondance, ne dépendent ni d’un contexte idéal, ni d’un moment parfait. Ils dépendent de notre capacité à revenir à la Source. À chaque instant, à revenir à soi, à ce qui est.

Puissent ces mots résonner chez vous.
Je vous donne rendez-vous mardi prochain, nous aborderons quelques exemples de routines à faire au quotidien pour incarner et manifester son vision board.
Avec gratitude,
Staiv
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