♾️ Découvrir qui l'on est vraiment

À méditer... 💬

Cher tous,

Aujourd’hui, j’aimerais vous inviter à vous poser une question à la fois simple, et bien plus profonde qu’il n’y paraît : qui suis-je, vraiment ?

Bonne réflexion.

C’est une question qui semble si simple, visiblement anodine, mais qui ramène à l’essentiel et ce qui demeure quand tout le reste se dissout.

La plupart du temps, nous nous définissons à travers des traits de personnalité, des rôles, des histoires, des identités. Je suis comme ça, je suis parent, enfant, ami. Je suis mes réussites, mes échecs, mes blessures, mes qualités, mes défauts. Je suis mes pensées, mes émotions, mes souvenirs.

Mais tout cela… est-ce vraiment ce que nous sommes, fondamentalement ?

Quand on regarde avec lucidité, ces identités sont mouvantes. Elles apparaissent, se transforment, disparaissent. Ce qui était vrai il y a dix ans, il y a une année, ne l’est plus aujourd’hui. Ce que je croyais être hier ne me définit plus aujourd'hui.

Alors, s’il y a quelque chose en nous qui ne cesse de se transformer, il y a peut-être aussi quelque chose qui ne change pas. Quelque chose qui est essentiellement, silencieusement, en arrière-plan de tout ce qui passe.

Les sages n’ont cessé de pointer vers cet espace. Bouddha, Jésus, Socrate, Ramana Maharshi, Jiddu Krishnamurti et bien d’autres à travers les âges nous invitent à cette exploration directe : revenir à l’expérience vivante de l’instant présent et poser la seule question qui vaille : qui suis-je au-delà de toute construction égotique ?

Pas comme une réflexion intellectuelle, mais plutôt comme une expérience méditative. Quand je ferme les yeux et que je laisse passer les pensées, que je ne m’accroche ni à mon sens de l’identité, ni aux émotions, ni aux sensations éphémères, qu’est-ce qui demeure ?

Il reste la simple expérience d’être, l’expérience consciente, l’expérience de la Conscience. Être… avant d’être ceci ou cela, avant d’être une histoire, une mémoire, un rôle, une image, cet être-là ne dépend de rien. Il ne vieillit pas, ne se fragmente pas, ne disparaît pas. Il est toujours là, permanent dans l’impermence, il est la présence.

C’est ce que les traditions appellent la conscience, ce que nous sommes, là, maintenant, toujours, avant même de chercher à le comprendre.

Oui, ce chemin n’est pas toujours confortable, car découvrir qui l’on est vraiment, c’est accepter de voir ce que l’on n’est pas. C’est laisser tomber les masques, les illusions, les rôles dans lesquels on s’est enfermé, souvent sans même s’en rendre compte, depuis des années, depuis l’enfance… C’est reconnaître que nous avons longtemps confondu notre véritable nature avec des pensées passagères, des peurs, des attentes et des histoires anciennes qui se reproduisent inconsciemment.

L’ego résiste, car il vit justement à travers cette identification, il est cette identification. Il veut maintenir la fiction d’un “moi” durable, bien définit et se nourrit de la comparaison, de la validation et du contrôle. Mais au fond, il n’est qu’une construction mentale, une interface nécessaire pour vivre dans le monde, mais pas une réalité absolue.

Derrière tout cela, il y a l’espace de la conscience, cet espace dans lequel les pensées apparaissent et disparaissent, dans lequel les émotions montent et retombent. Cet espace qui ne juge pas, mais qui est simplement là, présent. Et c’est dans ce retour à la présence que commence la véritable découverte de “soi”.

Découvrir qui l’on est, ce n’est pas ajouter quelque chose, c’est souvent enlever. Retirer ce qui est faux, ce qui encombre et qui cache pour laisser place à la clarté, la simplicité et la paix. Nous sommes cela, ce silence conscient, cet espace infini dans lequel tout apparaît, cette essence commune et indivisible.

Alors comment entrer dans cette reconnaissance ?

En ralentissant, revenez au souffle, au corps, aux sensations, à la contemplation, à la sensitivité. Laissez les pensées passer comme des nuages dans le ciel de votre esprit, osez, encore et encore, la seule question qui vaille : qui suis-je en dehors de cette pensée, de cette émotion, de cette histoire ? Pour sentir l’évidence de ce qui a toujours été là.

Découvrir qui l’on est vraiment, c’est un dépouillement quotidien. C’est devenir perpétuellement moins, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que l’essentiel, ici et maintenant. Ce qui ne nous a jamais quitté, qui était simplement recouvert par les illusions et les peurs.

Je vous donne rendez-vous mardi prochain où je vous partagerai de manière totalement transparente ce que les plantes médecines m’ont permis de transcender.

Avec gratitude,

Staiv

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