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♾️ Libérer la peur du manque
À pratiquer... 🧘🏻♂️
Chers tous,
Aujourd'hui, nous abordons un point central sur le chemin d’une conscience plus vaste : la peur du manque, si présente dans nos vies, souvent inconsciente, mais toujours active.
Bonne écoute et lecture.

Programme :
🔊 De vive voix : Comment se libérer de la peur du manque ?
❓ Nos échanges : Comment “sentir son état” sans le nommer en début de méditation ?
💬 Une citation de Rumi pour réfléchir.

🔊 De vive voix
Comment se libérer de la peur du manque ?
C’est une peur très souvent tissée très tôt dans nos corps et nos récits mentaux.
Elle ne crie pas toujours fort, mais elle agit. Elle infiltre nos décisions, nos relations, nos élans. Elle prend la forme de tensions corporelles, d’un besoin de tout sécuriser, de conquérir en courant après le perpétuel “plus”, d’une inquiétude constante, comme si quelque chose risquait toujours de nous échapper et de mettre en danger nos vies.
Manquer de quoi ?
D’argent, d’amour, de reconnaissance, de temps ?
Ou simplement d’un sentiment de complétude intérieure, d’un ancrage dans l’instant qui nous permettrait enfin d’expérimenter la paix intérieure ?
Cette sensation de ne jamais avoir assez ne vient pas de nulle part. Elle s’hérite, se transmet, s’imprime. Mais elle peut être perçue, ou plutôt percée et vue, avec lucidité, pour être déliée.
Dans l’audio que je vous partage aujourd’hui, extrait d’un mentorat, nous explorons ce qu’est cette peur, comment elle se structure dans nos esprits, et surtout comment elle peut être transformée, transmutée. Non pas à travers un discours mental superficiel ou un comportement contraint par la force et le conflit intérieur, mais par un cheminement de conscience, un retour perpétuel à la présence, à l’abondance réelle, celle qui ne dépend d’aucune circonstance extérieure.
Nous y parlons de foi. Pas d’une foi dogmatique, mais de cette foi inépuisable qui naît quand on s’engage dans ce qui est profondément juste pour soi. Quand on agit non plus depuis la peur ou la stratégie issue d’un ego en manque perpétuel de sécurité, mais depuis l’alignement intérieur et le sens que l’on découvre à force de sonder son âme.
Comme le dit une phrase attribuée à Bouddha, “Si tu fais ce que tu aimes, alors tu es déjà dans la voie. Et ce que tu crées devient naturellement abondant, parce que tu ne forces plus rien. Tu incarnes.”
Aligner ce qu’on crée avec ce qu’on est, c’est à mes yeux une réponse directe et radicale à la peur du manque. Non pas parce qu’on nie la réalité du monde, mais parce qu’on choisit de marcher en cohérence, et qu’alors les choses se réorganisent autour de cette force.
Bonne écoute à vous.
Puisse cela nourrir un peu plus votre vision, votre courage, votre capacité à créer depuis ce qui est vrai.

❓ Nos échanges
Question : Comment “sentir son état” sans le nommer en début de méditation ?
Lorsque nous nous asseyons pour entrer dans un état méditatif, un de nos premiers réflexes, est celui de vouloir prendre connaissance de notre état intérieur et de nommer “les choses”.
On fait le point sur notre météo intérieure du jour, comprendre notre état d’être, identifier les tensions, les émotions, les turbulences mentales.
Cela part souvent d’une intention sincère, celle d’être présent à soi. Mais très rapidement, cette exploration peut devenir mentale : nous mettons des mots.
“Je suis tendu.”
“Je suis fatigué.”
“Je suis calme aujourd’hui.”
Et ce faisant, quelque chose se referme et le mental reprend son monologue. Nommer, c’est interpréter. Cela donne l’illusion d’un contrôle, mais cela introduit aussi une séparation. Car en nommant, nous ne sommes déjà plus dans le ressenti direct, mais dans l’analyse. Dans une tentative de figer ce qui, en réalité, est mouvant.
Ce mécanisme est si naturel que nous ne le questionnons même plus. Pourtant, il nous éloigne subtilement de l’essence même de la méditation : l’expérience sensorielle et immédiate de l’instant présent. Revenir à notre état d’être premier, pleinement conscient.
Apprendre à “sentir son état” sans le nommer, rester au niveau de la perception “brute”, c’est précisément revenir à cela. C’est choisir de ne pas interpréter, de ne pas juger, de ne pas classer, mais de simplement observer.
Sentir une chaleur dans la poitrine, un poids dans les jambes, une tension dans les mâchoires… sans le formuler ou le caractériser avec des mots.
Écouter le rythme du souffle, sentir son amplitude, sa vitesse, son placement dans le corps… sans dire “je vais bien” ou “je vais mal”.
C’est revenir au corps comme à un langage au-delà des mots. Une sensation n’a pas besoin d’étiquette pour exister, elle est là.
Plus vous vous autoriserez à ressentir sans commenter, plus vous découvrirez une forme de connaissance silencieuse et illimitée, bien plus profonde que l’analyse. Une lucidité qui ne passe pas par le mental, mais par la pleine présence.
Si des mots surgissent (ce qui arrive sûrement), ne les chassez pas. Mais ne vous y attachez pas non plus.
Revenez, encore et encore, aux points de contact avec les couches sensorielles, aux vibrations internes, au souffle.
Car c’est là que la méditation commence vraiment, dans ce silence plein, lorsque “Je” disparait laissant place à ce qui est. Être avec soi, sans avoir besoin de (se) définir.

💬 Une citation pour réfléchir :
Le silence est la langue de Dieu, tout le reste n'est qu'une mauvaise traduction.

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :
Avez-vous apprécié cette éditon ?
Non ❌
Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de nous éveiller, ensemble,
Staiv
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