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♾️ Bien respirer
À pratiquer... 🧘🏻♂️
Namasté,
Respirer, nous le faisons tous, à chaque instant de notre vie, mais respirer en conscience, cela change tout.
Un acte qui, lorsqu’il est habité pleinement, peut transformer notre manière de vivre, de sentir, d’être.
Aujourd’hui, nous allons revenir ensemble à ce geste simple, vital, et si souvent ignoré.
Bonne écoute et lecture.

Programme :
🔊 De vive voix : Quels sont les bienfaits d’une respiration consciente ?
❓ Nos échanges : Quel pouvoir a le souffle sur notre corps et notre esprit ?
💬 Une citation de Hatha Yoga Pradipika pour réfléchir.

🔊 De vive voix
Quels sont les bienfaits d’une respiration consciente, et comment la pratiquer au mieux ?
Un geste si simple, si évident, que l’on en oublie trop souvent son pouvoir :
Respirer.
Depuis le tout premier souffle jusqu’au dernier, c’est un mouvement qui nous traverse et pourtant, il relie deux mondes : celui de notre corps et celui de notre esprit ou encore celui de nos fonctions automatiques, et celui de notre conscience la plus éveillée.
Lorsque nous respirons en conscience, quelque chose transforme, le corps se régule, le mental s’apaise et l’instant s’ouvre.
Mais comment respirer autrement que par automatisme ? À quel moment de nos journées, ou de nos vies, ralentissons-nous pour sentir le souffle comme un accès à notre potentiel, et non comme un simple réflexe ?
Cela demande d’y revenir, encore et encore et d’apprivoiser ce geste simple comme on apprivoise un silence, jusqu’à en faire un espace de pleine présence.
Pour le vocal d’aujourd’hui, j’ai choisi de vous partager un extrait de mentorat, né d’un échange avec l’un de mes élèves autour de la respiration au carré. Une technique simple et puissante, qui structure le souffle en quatre temps égaux : inspiration, rétention à plein, expiration, rétention à vide, pratiqué en général sur 4 secondes par phases. Vous pouvez aussi augmenter la durée en fonction de votre ressenti.
Connue sous le nom de Sama Vritti Prāṇāyāma dans la tradition yogique, cette respiration crée un espace de régulation intérieur et ramène l’esprit dans un état plus apaisé. Je vous invite à écouter ce passage dans un espace calme, comme une pause offerte à votre journée, pour laisser le sujet résonner en vous et peut-être pratiquer quelques minutes de cette respiration.
Bonne écoute.
Si ce mail résonne, je vous invite à découvrir les pratiques guidées que nous réalisons chaque samedi matin en live au sein de mon dojo en ligne.
Ils vous permettront d’explorer différentes techniques et enseignements, d’ajuster votre souffle à votre pratique physique, ou simplement d’amener clarté et énergie dans votre quotidien.
Bien évidemment, vous pouvez aussi accéder aux replays et différentes séances de méditation, de visualisation ou de breathwok dans le cas où vous ne seriez pas disponible pour les lives.
Vous pouvez nous rejoindre pour un mois de test ici, l’abonnement est sans engagement.
Au plaisir de vous y retrouver.

❓ Nos échanges
Question : J’ai parfois la sensation de forcer dans mes pratiques de breathwork, faut-il toujours engager intensément le corps pour progresser ?
Le souffle est un pont entre l’intime et le visible, entre le corps et l’esprit, il agit dans l’invisible, mais ses effets se sentent partout : notre énergie, les tissus, les postures physique et mentale, la qualité de notre présence…
Et ce pouvoir n’a rien d’abstrait, il devient une expérience directe, dès qu’on entre dans des pratiques avancées comme le pranayama ou le breathwork. Ces respirations modifient notre chimie intérieure, élèvent le taux vibratoire, libèrent le système nerveux, ouvrent la circulation énergétique. Elles réactivent les mécanismes d’auto-guérison du corps, éclairent l’esprit, transforment l’état de conscience. Elles réaccordent l’être entier à un rythme plus conscient, plus vivant, plus présent.
C’est souvent là que le souffle révèle son véritable pouvoir, il vient toucher des zones sensibles, mémorielles, structurelles, émotionnelles, énergétiques. Il déverrouille, amplifie, ouvre mais seulement si l’on y entre avec justesse.
Le corps ne ment jamais, quand une douleur ou une tension survient après une pratique intense, ce n’est pas une erreur mais un message. Un appel à équilibrer, à revoir l’approche de notre pratique, à revenir à plus de douceur. Car le souffle peut éveiller mais il peut aussi bousculer.
Il ne s’agit donc pas de “faire plus”, mais de faire juste. D’écouter les signaux subtils comme une partie de corps particulièrement sensible lors de la pratique, une résistance mentale, des attentes... C’est dans cette observation que commence la transformation, le souffle devient alors un révélateur, une médecine interne.
Tout le monde ne vit pas un breathwork de la même manière, certains respirent fort, d’autres moins. Certains ressentent des libérations intenses, d’autres quelque chose de plus subtil, ou même un calme apparent. Il n’y a pas une manière “correcte” de vivre cette expérience. Il y a votre manière, là où vous en êtes, avec ce que votre corps, votre système nerveux, votre psyché sont prêts à rencontrer à cet instant.
Le souffle est une porte, une voie directe vers les couches profondes de l’être. Il peut ouvrir, libérer, révéler, transmuter, mais il ne force jamais. C’est notre rapport au souffle et à nous-mêmes qui détermine ce qui se révèle.
Beaucoup, au début, cherchent la transformation et la libération à travers la volonté. En voulant souvent atteindre quelque chose rapidement, expérimenter des sensations fortes, “faire sortir”, respirer plus fort, plus vite, plus profondément. Mais cette (sur)volonté peut devenir un voile et empêcher le processus de se faire.
Une forme de contrôle ou de résistance masquée dans le désir de pousser au lieu de lâcher… Le souffle n’est pas une performance, il ne s’agit pas d’en faire plus, mais d’être plus, d’écouter profondément ce qui est là, de s’engager avec honnêteté, sans attente, sans lutte et ne pas confondre le faite de s’engager intensément avec celui de forcer. Dans la douceur réside également une (très) grande puissance.
Dans la voie du souffle, il y a une sagesse à comprendre : celle de la profondeur plutôt que de la force, de l’engagement plutôt que de la tension, de la présence plutôt que de la recherche de sensation. Il s’agit moins de respirer fort que de respirer juste, moins d’aller vite que d’oser plonger. Le souffle révèle ce que l’on est prêt à accueillir.
Parfois, un corps a besoin de trembler, de crier, de pleurer, de rire, de relâcher des charges restées trop longtemps enfermées. Parfois, il a juste besoin d’un silence, d’une écoute fine, d’un frémissement, d’une paix vécue dans l’instant. Les deux sont valables, les deux sont puissants.
Ce qui compte, c’est l’ouverture, c’est la relation que vous entretenez avec vous-même à travers le souffle. Respirez-vous pour fuir ? Pour forcer un état ? Ou respirez-vous pour vous rencontrer, vous explorer, entièrement, sans filtre ?
Le travail avec la respiration consciente est une voie de transformation parce qu’elle nous confronte à ce que nous avons figé, contrôlé, retenu. Il réinforme notre physiologie, dénoue les tensions, met en mouvement l’énergie bloquée dans notre système, apaise l’hypervigilance, restaure la sensitivité du corps. Mais plus encore, il ouvre un accès d’éveil par des états de conscience modifiés et élargis, il nous reconnecte à l’instant présent, vivant, intense et son/notre potentiel illimité.
Lorsque nous nous engageons dans un breathwork, ce n’est pas notre intensité extérieure qui témoigne de notre chemin, c’est notre honnêteté intérieure, notre capacité à accueillir ce qui émerge, à ressentir, à ne plus fuir ou enfouir.
Et parfois, cela commence doucement, presque imperceptiblement, puis un jour, le barrage cède, non parce que vous avez forcé, mais parce que vous avez appris à écouter et respirer avec.
Alors ne forcez pas la porte de votre corps qui est également celle de votre conscience, ne comparez pas, n’attendez pas, ne jugez pas votre pratique, respirez, encore, respirez vrai, respirez avec amour. C’est cela, la voie du souffle.

💬 Une citation pour réfléchir :
Chaque fois que l’esprit se disperse, le souffle est le moyen de le ramener à soi.

Cette édition prend fin ici, puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.
Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :
Avez-vous apprécié cette édition ?
Non ❌
Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de grandir, ensemble,
Staiv
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