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♾️ Rester conscient dans l'ultra-numérisation.

À méditer... 💬

Chers tous,

Aujourd’hui, nous abordons un sujet très important, urgent même dans le contexte actuel : comment rester conscient et ancré dans un monde qui tend de plus en plus à l’ultra-numérisation et l’ultra-(dé)connexion ?

Bonne réflexion.

Nos vies sont désormais traversées en permanence par des flux d’informations, de sollicitations et de notifications. Le téléphone vibre, nous allumons nos écrans, les réseaux défilent sans fin. Le regard est happé, l’attention morcelée et la pensée fragmentée, nourrie de manière incessante.

Nous vivons dans un environnement conçu pour accaparer notre attention. Des milliards de dollars sont investis chaque année pour rendre les applications plus addictives, les contenus plus captivants, les flux plus incessants.

Le système ne place factuellement pas notre bien-être en premier plan, mais la captation de notre attention, nécessaire au fonctionnement capitaliste de notre société.

Et le plus grand piège, c’est que cette distraction finit par sembler normale, à être acceptée passivement.

On commence la journée en regardant un écran, on la termine de la même façon. Entre les deux, nos gestes sont entrecoupés de micro-consultations compulsives de nos mails et réseaux sociaux, de scrolls automatiques, de vérifications sans fin.

Il ne s’agit évidemment pas ici de diaboliser la technologie qui est par ailleurs un incroyable outil. Mais comme tout outil, elle peut être au service de la conscience, ou contre celle-ci. Tout dépend de notre manière de s’en servir.

La question essentielle est : qui est aux commandes ? Est-ce que je choisis où va mon temps de vie ? Où va mon attention… cette dernière m’échappe-t-elle en permanence ? Quand l’attention est volée, il n’y a plus de présence ni d’écoute intérieure. Il n’y a plus de lien avec le corps ni le souffle, avec ce qui est vivant ici et maintenant. Il ne reste qu’un flux d’informations qui saturent l’esprit, mais ne nourrissent pas l’âme.

La pleine conscience, dans ce contexte, devient un acte de résistance, une expression de la liberté. C’est refuser d’être constamment en réaction, refuser de laisser l’extérieur dicter notre monde intérieur. Mais cela demande vigilance, discipline et honnêteté.

Cela commence par revenir au corps, car le corps, lui, ne ment pas. Le mental peut partir dans mille directions, mais le corps reste toujours ici. Il est le point d’ancrage le plus fiable, le plus stable. Ressentir ses appuis, les sensations corporelles, la respiration. Observer : comment est mon souffle maintenant ? Où est mon attention ? Suis-je là… ou déjà ailleurs ?

C’est poser des espaces de silence dans sa journée, des moments sacrés sans écran. Des pauses pour simplement respirer en pleine conscience, regarder autour de soi, sentir le contact des pieds avec le sol, écouter les sons, percevoir la lumière.

C’est aussi questionner ses habitudes, à quel moment je consulte automatiquement mon téléphone ? Est-ce un geste conscient… ou de la procrastination ? Qu’est-ce que je cherche à éviter ? Un inconfort ? Un vide ? Une émotion qui demande à être entendue ?

La technologie, utilisée avec conscience, peut être un pont. Elle peut transmettre de la beauté, de la sagesse, des élans d’inspiration, de véritables connexions humaines. Mais utilisée sans présence, elle devient une prison omniprésente.

Rester pleinement conscient dans ce monde, ce n’est pas fuir la modernité ni se couper de tout. C’est apprendre à choisir avec discernement, à dire oui, mais aussi, et surtout, à dire non.

C’est créer des espaces sacrés et préservés, un début de journée sans écran, un repas sans distraction, une marche sans téléphone, une conversation sans notifications. Une soirée où l’on préfère le silence, la lecture et la contemplation.

C’est aussi accepter de revenir à des rythmes plus lents, le numérique nous pousse à aller vite, à répondre tout de suite, à consommer l’information comme on consommerait un produit. La conscience, elle, pousse à ralentir et ressentir, à être. Et dans cet espace retrouvé, quelque chose se réouvre, on (re)trouve une qualité de présence qui n’a pas de prix.

Parce qu’au fond, la vraie liberté, ce n’est pas de pouvoir tout voir, tout savoir, tout consommer. C’est de pouvoir l’incarner pleinement et dire : je choisis où j’engage mon attention et je choisis ce qui nourrit ma conscience.

Et dans un monde qui valorise la dispersion et la division, choisir la présence et l’unité est sans doute l’acte le plus radical, le plus puissant et le plus responsable.

Alors aujourd’hui, posez-vous cette question : combien de temps dans ma journée suis-je réellement là, dans mon corps, présent à ma respiration, dans mon expérience directe et combien de temps suis-je aspiré ailleurs, perdu dans un flux qui me consume?

Il ne s’agit pas de viser la “perfection” ou de pointer du doigt pour culpabiliser, mais seulement d’observer avec lucidité et de revenir, encore et toujours, à cet espace qui ne dépend d’aucun écran. Cet espace où le vivant respire, où la Conscience s’exprime, cet espace où vous êtes, pleinement et simplement.

En espérant que ces mots résonnent en vous.

Je vous donne rendez-vous mardi prochain pour un sujet qui vous interroge sur de nombreux points : le travail avec les plantes médecines et les transformations qu’il est possible d’opérer en cérémonie.

Avec présence,

Staiv

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