♾️ Alignement intérieur

À pratiquer... 🧘🏻‍♂️

Chers tous,

La manifestation, également connue sous les termes de visualisation créatrice ou de mise en œuvre de la loi de l’attraction, est souvent perçue comme un simple outil pour obtenir ce que l’on veut.

Mais lorsqu’on l’approche avec conscience, elle devient bien plus qu’une méthode : une voie d’alignement, une danse créatrice entre notre monde intérieur et la vie elle-même.

Ce n’est pas simplement le mental qui attire, mais la cohérence entre ce que nous pensons, ressentons et incarnons chaque jour.

Aujourd’hui, je vous invite à redécouvrir ce pouvoir créateur dont nous sommes tous dotés.

Bonne écoute et lecture.

Programme :

  • 🔊 De vive voix : Manifestation, visualisation et émotions

  • ❓ Nos échanges : Comment transmettre la notion de conscience à un enfant ?

  • 💬 Une citation de Thích Nhất Hạnh pour réfléchir.

🔊 De vive voix

Manifestation, visualisation et émotions

Pour manifester une vie alignée et abondante, créer sa réalité activement, il ne s’agit pas d’une formule de “développement personnel” à suivre ou d’un tableau de visualisation à remplir.

Il s’agit d’une danse subtile entre ce que nous désirons consciemment, au plus essentiel de notre être, et ce que nous vibrons profondément.

La vie ne répond pas à nos pensées ou attentes superficielles, elle résonne avec notre état d’être à chaque instant, notre fréquence qui se tisse à travers nos émotions, nos gestes et la façon dont nous habitons le monde.

Si notre mental appelle la joie, mais que notre corps vibre encore la peur, l’univers entendra la peur. C’est une question de cohérence, au-delà de la volonté.

Les traditions anciennes le savaient déjà.

Dans le taoïsme, on parle du Wu Wei, l’art d’agir sans forcer.

Dans le bouddhisme, de l’équanimité, cet état intérieur où l’on ne cherche plus à obtenir, mais à être en accord avec ce qui est.

Et c’est de cet espace de cohérence que naît la véritable création consciente.

Manifester, ce n’est pas attirer quelque chose à soi avec force, c’est devenir le terrain fertile où ce que l’on appelle peut germer naturellement, c’est laisser s’exprimer pleinement l’âme.

C’est respirer avec la vie et son potentiel illimité, plutôt que de tenter de la contrôler.

Le vocal que vous allez écouter est né d’un échange autour d’un aspect important de ces moments de pratique de méditation spécifiques dans lesquels nous visualisons intensément.

Pour la visualisation créatrice, il ne s’agit pas simplement d’imaginer ce que l’on veut, mais de s’y connecter pleinement, émotionnellement, comme si cela était déjà accompli.

Clarifier une vision par la répétition de méditations spécifiques, l’activer par la sensation, ressentir sa vibration comme une réalité présente, c’est déjà reprogrammer son esprit, aligner son être, et créer en soi l’état propice à la manifestation.

Cela ne s’arrête évidemment pas à l’instant de la méditation, cette présence vibratoire et ce nouveau récit intérieur doivent imprégner nos actions, des plus simples aux décisions les plus importantes.

La visualisation devient alors une boussole vivante, un engagement intérieur qui oriente clairement nos choix et notre énergie, affine notre posture et inspire nos actes.

On ne manifeste pas ce que l’on souhaite, on manifeste ce que l’on est.

Chaque action du quotidien devient l’occasion d’incarner dès maintenant la version de soi que l’on visualise, dans notre manière d’être, d’agir, de ressentir, alignée avec ce futur déjà latent.

Le futur n’est pas un point abstrait, c’est une trame de temps qui existe déjà sous forme de potentiel.

La méditation permet d’y accéder, de l’activer consciemment en soi et c’est dans la manière dont nous l’incarnons dans la vie, dont nous choisissons de répondre à ce qui est, que ce potentiel se densifie, prend forme, et devient réalité.

❓ Nos échanges

Question : Comment transmettre la notion de conscience à un enfant ?

En réalité, nous ne transmettons pas la conscience à un enfant, elle est déjà là, s’infusant en lui, comme en chacun de nous.


Ce que nous pouvons offrir, c’est un environnement où cette conscience peut s’épanouir sans être étouffée par l’inconscience, les interférences et les conditionnements du monde “adulte”.

La première transmission n’est donc pas une parole, mais une présence, l’enfant apprend par mimétisme, par résonance. Il capte et absorbe notre état intérieur et nos comportements bien avant de comprendre nos principes.

C’est d’ailleurs un fait que les neurosciences rejoignent aujourd’hui : le système nerveux de l’enfant se règle en miroir du nôtre. S’il nous voit respirer profondément lorsqu’une charge monte en nous, il intègre inconsciemment cette ressource. S’il nous voit accueillir nos émotions sans jugement, sans masque, il apprend que les siennes ont aussi pleinement le droit d’exister.

Le bouddhisme parle de transmission silencieuse, c’est ce que le maître zen Thich Nhat Hanh nommait la « contagion de la paix ».

Ce que nous sommes dans nos gestes, nos choix, nos regards, nos respirations devient enseignement, ce qui imprègne le plus profondément un enfant.

Alors, comment nourrir cette conscience sans la figer dans des concepts ?

En commençant par incarner ce que nous voulons transmettre, à faire le travail sur soi.

Si nous voulons que l’enfant soit attentif, soyons présents.
Si nous voulons qu’il soit bienveillant, observons comment nous nous traitons nous-mêmes et interagissons avec les autres.
Si nous voulons qu’il sache s’écouter, montrons-lui que nous prenons le temps d’écouter notre propre rythme, d’écouter notre cœur et de nous honorer chaque jour.

Concrètement, il existe de nombreuses façons de mettre des espaces de conscience en place, en voici quelques exemples :

  • Une respiration partagée : dans les moments d’émotion, poser une main sur le ventre et respirer consciemment ensemble.

  • La parole sensorielle : exprimer à voix haute ce que l’on perçoit : “J’écoute le vent”, “Je sens mes pieds dans l’herbe”, “Je sens mon cœur battre”, “ Je ressens de la joie…” Cela développe chez lui un langage intérieur, une conscience qui s’incarne.

  • Les rituels du quotidien : un instant de silence avant le repas, un remerciement pour la nourriture, une bougie (naturelle) qu’on allume en fin de journée, un moment de jeu, de danse intuitive le matin pour mettre le corps en mouvement…Ces gestes simples ouvrent l’enfant à la dimension sacrée du réel, sans qu’il ait besoin de mots pour la comprendre.

  • Les transitions conscientes : au moment de partir à l’école, de rentrer à la maison, de se coucher… prendre trois respirations ensemble, connecter avec les sensations physique.

  • L’expression libre : dessin, chant, mouvement, histoire inventée sur “ce que ressent ton corps aujourd’hui”. L’enfant exprime ce qu’il vit à travers le jeu ; le jeu devient méditation, la méditation devient jeu.

Ces pratiques sont simples, mais leur puissance vient de la qualité d’attention que nous y mettons. C’est ce que les taoïstes appellent shen ming : la clarté du cœur-esprit. Lorsque cette clarté est présente en nous, elle éclaire naturellement l’espace autour.

Transmettre la conscience à un enfant, c’est avant tout se rappeler la nôtre. Parce que les enfants n’ont pas besoin “d’apprendre à être conscients”, ils nous rappellent ce que nous avons oublié.

Leur spontanéité, leur curiosité, leur enthousiasme, sont des formes pures de présence, à nous de ne pas les altérer, mais de les accompagner.

Chaque fois que nous écoutons avec calme, chaque fois que nous respirons avant de répondre, chaque fois que nous disons simplement “je comprends ce que tu ressens”, nous semons une graine de conscience.

Et peut-être que, plus tard, et surement… cette graine deviendra arbre, un arbre qui saura traverser les tempêtes sans se déraciner.

Parce qu’on lui aura transmis un exemple incarné, la fréquence de la conscience en éveil.

Alors la réponse, au fond, est simple. Si vous souhaitez transmettre la notion de conscience à l’enfant, incarnez pleinement et simplement ce que vous souhaitez voir éclore.

💬 Une citation pour réfléchir :

Quand vous aimez quelqu’un, la meilleure chose que vous puissiez lui offrir est votre présence.

Thích Nhất Hạnh

Cette édition prend fin ici, puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.

Ensemble,

Staiv

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