♾️ Incarnation VS Mentalisation : le piège.

À pratiquer... 🧘🏻‍♂️

Namaste à tous,

Le prisme du mental égotique est si présent dans nos vies, que même une fois notre mission de vie révélée à notre conscience profonde, nous pouvons encore et encore tomber dans celui-ci.

Or, nous ne pouvons mener à bien notre mission sur Terre si nous sommes empris par notre mental et notre volonté lorsqu’elle est animée par des mirages.

Aujourd’hui, voyons comment discerner cette distinction et incarner naturellement notre mission, au quotidien, et plus particulièrement lorsque l’on choisit de transmettre et d’accompagner, la vocation de thérapeute ou de coach.

Bonne écoute et réflexion.

Programme :

  • 🔊 De vive voix : Comment ne pas tomber dans le piège de la mentalisation de sa mission de vie pour se révéler pleinement dans sa transmission ?

  • ❓ Nos échanges : Une approche améliorer son apnée poumons pleins ?

  • 💬 Une citation de Krishnamurti pour réfléchir.

🔊 De vive voix

Comment ne pas tomber dans le piège de la mentalisation de sa mission de vie pour se révéler pleinement dans sa transmission ?

Lorsque l’on enseigne, que l’on transmet ce en quoi nous avons foi, il est tentant de vouloir tout comprendre. De mentaliser à outrance, définir, conditionner ce que l’on sent, au fond, comme un appel de l’âme. Mais plus on cherche à conceptualiser sa mission de vie, plus on risque de s’en éloigner.

Car cette mission n’est pas une idée à saisir intellectuellement, ni un but figé à atteindre.
Elle ne se pense pas seulement, elle se vit profondément, elle s’incarne au quotidien. Dès maintenant, dans l’attention portée à nos actions, dans l’intensité de ce que l’on enseigne avec présence, dans l’élan naturel qui anime notre être quand il n’est plus entravé par l’ego, les peurs et les attentes et que nous nous mettons ainsi réellement au service.

Vouloir “trouver” sa mission à travers la pensée, c’est souvent vouloir s’assurer, se sécuriser, (se) prouver quelque chose.

Mais la véritable révélation de ce pourquoi nous sommes là ne surgit pas dans le contrôle et les fruits du conditionnement, qu’ils soient liés à la société, à l’éducation ou aux dogmes.
Elle s’incarne dans l’alignement, dans le dépouillement, dans l’authenticité d’une conscience qui agit avec foi.

Et nous devons particulièrement être vigilants à cela lorsqu’il s’agit de transmission.

C’est ce dont je parlais à une mentorée il y a quelques semaines, qui est, elle aussi, dans l’accompagnement. Je sais que nombre d’entre vous qui lisez cette newsletter sont également thérapeutes, coachs, enseignants… Sans doute que ces mots trouveront quelques échos en vous.

Bonne écoute.

❓ Nos échanges

Question : Une approche pour améliorer son apnée poumons pleins ?

L’apnée, lorsqu’elle est pratiquée avec conscience, dépasse très vite la simple idée de retenir son souffle. C’est une discipline profonde, à la croisée du mental, du physique et du spirituel. C’est un chemin vers une meilleure connaissance de soi, de ses limites, de ses peurs et de ce qu’il y a derrière.

Avant d’aller plus loin, je tiens à vous rappeler que toute pratique d’apnée doit s’accompagner d’une réelle prudence et d’une conscience aiguë du contexte.

Les entraînements dont je parle plus bas se font hors de l’eau, en position assise ou allongée, dans un cadre calme, sécurisé, sans contrainte extérieure. Ils ne doivent en aucun cas être pratiqués dans un environnement aquatique, sans encadrement professionnel.

L’apnée dans l’eau, elle (statique ou dynamique) requiert un cadre rigoureux et la présence d’un binôme formé, car les risques de syncope immergé sont réels et doivent être pris au sérieux.

À l’inverse, le travail respiratoire à sec comme les tables d’O₂ ou de CO₂ permet d’explorer ses limites, d’améliorer ses capacités et de réguler le système nerveux. C’est aussi une façon d’entrer dans une maîtrise plus fine du souffle, toujours dans l’écoute du corps. Sans forcer, dans un esprit de progression consciente.

Pour progresser en apnée poumons pleins, il existe plusieurs voies complémentaires. Je vous en partage quelques-unes simples à mettre en place aujourd’hui.

Comme pour tout autre type d’activité physique, on recherche la qualité de présence avant la performance. C’est un espace de transformation intérieure qui demande humilité, engagement et discernement.

Les tables CO₂, comme leur nom l’indique, travaillent la tolérance au dioxyde de carbone. Elles consistent à répéter plusieurs apnées, de durée stable, en réduisant petit à petit le temps de récupération entre chaque apnée. Par exemple : on commence avec 2 minutes de respiration normale, puis 1min45, puis 1min30… Et ainsi de suite. L’apnée, elle, reste fixe, par exemple 30 secondes.

Cela crée une accumulation progressive de CO₂ dans le corps, ce qui rend l’apnée de plus en plus inconfortable. C’est précisément là que le travail commence, lorsque le mental veut fuir, que le corps alerte, et que nous apprenons à rester, présents, détendus, à travers cette montée d’inconfort. Ce n’est pas une lutte, c’est un apprivoisement.

Les tables O₂, elles, visent l’inverse : entraîner la capacité à rester calme malgré une baisse progressive d’oxygène. Ici, le temps de récupération entre chaque apnée reste stable, mais la durée des apnées augmente. On commence par 30 secondes, puis 45, puis 1 minute… jusqu’à ce que le corps commence à réclamer fortement de l’air.

Dans ce type de travail, on cultive l’acceptation du manque, et de l’urgence, on apprend à garder le système nerveux apaisé, même quand tout hurle “respire”. C’est une école de calme, de maîtrise douce, de transcendance.

Ces deux types d’exercices peuvent être pratiqués chacun 1 à 3 fois par semaine, à condition d’être toujours réalisés à sec. Et si vous voulez explorer plus profondément encore ces protocoles, pratiquez avec un binôme expérimenté qui veillera sur les séances les plus poussées. La sécurité n’est pas une option, elle est le fondement.

Si vous débutez, il n’est pas nécessaire de suivre une table formelle, vous pouvez simplement commencer par pratiquer des apnées, autour de 60 à 70 % de votre capacité maximale, en restant à l’écoute de votre corps.

Pour mesurer votre apnée poumons pleins maximale, commencez par respirer profondément et calmement pendant 3 à 5 minutes, en détendant tout le corps.

Lorsque vous vous sentez prêt, prenez une grande inspiration poumon plein, à votre volume maximal, détendez-vous totalement dans cet espace suspendu, laissez la pression se répartir de manière fluide, sans la faire monter vers la tête.

Au moment précis où l’inspiration est terminée, lancez un chronomètre, vous entrez dans votre apnée. Tenez aussi longtemps que possible, en dépassant calmement les premières sensations d’inconfort ou de spasmes, tout en maintenant un état intérieur équanime, détendu et dans la pleine acceptation de ce qui est au cœur de l’inconfort.

Quand vous ne pouvez plus prolonger, stoppez le chronomètre au moment de votre expiration, vous venez de mesurer votre temps d’apnée maximal. Vous pouvez maintenant vous baser sur cette durée pour construire simplement vos entraînements, réalisez 1 à 3 fois par semaine 3 à 6 apnées entre 60 et 70 % de ce temps.

Prenez un temps de récupération équivalent à 1 à 1,5 fois la durée de l’apnée précédente entre vos séries. Par exemple, si vous tenez 2 minutes, récupérez entre 2 et 3 minutes en respiration profonde en consciente.

Ce temps de pause permet au corps de rester dans une zone de progression douce, tout en affinant votre tolérance au CO₂, votre détente sous contrainte et l’adaptation du système nerveux. Vous pourrez ensuite augmenter progressivement la durée des apnées, le nombre de répétitions ou réduire légèrement les temps de récupération, en fonction de votre évolution.

Enfin, vous pouvez également enrichir votre entraînement avec d’autres pratiques : respirer uniquement par le nez pendant vos séances de sport, utiliser un masque d’entrainement, ou encore suivre les protocoles guidés que je partage dans mon dojo en ligne.

Améliorer son apnée, c’est apprendre à être pleinement là, même dans l’absence d’air. C’est faire de cet espace un lieu de rencontre entre le silence, la confiance et l’inconnu.

💬 Une citation pour réfléchir :

Chaque souffle me transforme à son image.

Krishnamurti

Cette édition prend fin ici. Puissiez-vous y trouver ce qui fait écho à votre cheminement.

Je serais ravi de savoir ce que vous en pensez :

Avez-vous apprécié cette édition ?

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Je vous donne rendez-vous jeudi pour continuer de nous éveiller, ensemble,

Staiv

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